sous divers aspects : coulée de boue, glissement de terrain, reptation,
érosion souterraine, éboulement. Parfois lents, ils prennent aussi parfois une
allure très rapide.
Les différents types d’érosion se combinent le plus souvent entre eux.
Les mouvements de masse n’excluent nullement par exemple une érosion
en ravins des masses déplacées ; une érosion en ravins n’exclut pas une
érosion en nappes entre les ravins, etc.
Il convient aussi de mentionner une forme particulièrement pernicieuse
d’évolution du sol entraînant sa mort. Elle est propre aux régions chaudes et
humides : c’est le phénomène de cuirassement qui intervient lors des
processus de ferrugination ou de ferrallitisation (anciennement appelée
latéritisation) ; leur importance est capitale dans les zones tropicales où les
sols sujets à ces évolutions occupent des surfaces considérables.
Par suite d’hydrolyse violente de certains composés minéraux
25
, la
libération de grandes quantités de fer et d’alumine, qui s’accumulent dans
certains horizons du sol, puis leur oxydation et leur cimentation selon divers
processus (dont l’homme est le plus souvent responsable, en raison de la
déforestation, de la destruction du couvert végétal et de mauvaises pratiques
culturales) aboutissent à la formation de cuirasses, véritables roches inertes
vouées à une stabilité de très longue durée. Celles-ci sont parfaitement
stériles et ne peuvent plus évoluer à l’échelle humaine (seul le temps
géologique peut amener leur démantèlement et une nouvelle vie pour le sol
cuirassé). Elles constituent sans aucun doute, avec les ravinements
profonds, conséquence ultime du ruissellement, l’aspect le plus tragique de
la mort véritable des terres sous l’influence directe de l’homme.
Quelle que soit sa forme, la morphogénèse anthropique affecte
gravement la fertilité par perte de substances et par transformation de la
structure physique, chimique et biologique des sols
26
. Les effets se
remarquent d’ailleurs non seulement dans les zones de départ des
matériaux, mais aussi bien plus loin en aval dans les bassins
hydrographiques.
Les matériaux arrachés par les eaux vont s’accumuler en quantités
excessives dans les basses vallées (colluvionnement des fonds de vallée) ou
dans les biefs à courant lent ou nul (lacs, réservoirs) qu’ils colmatent
érosion souterraine, éboulement. Parfois lents, ils prennent aussi parfois une
allure très rapide.
Les différents types d’érosion se combinent le plus souvent entre eux.
Les mouvements de masse n’excluent nullement par exemple une érosion
en ravins des masses déplacées ; une érosion en ravins n’exclut pas une
érosion en nappes entre les ravins, etc.
Il convient aussi de mentionner une forme particulièrement pernicieuse
d’évolution du sol entraînant sa mort. Elle est propre aux régions chaudes et
humides : c’est le phénomène de cuirassement qui intervient lors des
processus de ferrugination ou de ferrallitisation (anciennement appelée
latéritisation) ; leur importance est capitale dans les zones tropicales où les
sols sujets à ces évolutions occupent des surfaces considérables.
Par suite d’hydrolyse violente de certains composés minéraux
25
, la
libération de grandes quantités de fer et d’alumine, qui s’accumulent dans
certains horizons du sol, puis leur oxydation et leur cimentation selon divers
processus (dont l’homme est le plus souvent responsable, en raison de la
déforestation, de la destruction du couvert végétal et de mauvaises pratiques
culturales) aboutissent à la formation de cuirasses, véritables roches inertes
vouées à une stabilité de très longue durée. Celles-ci sont parfaitement
stériles et ne peuvent plus évoluer à l’échelle humaine (seul le temps
géologique peut amener leur démantèlement et une nouvelle vie pour le sol
cuirassé). Elles constituent sans aucun doute, avec les ravinements
profonds, conséquence ultime du ruissellement, l’aspect le plus tragique de
la mort véritable des terres sous l’influence directe de l’homme.
Quelle que soit sa forme, la morphogénèse anthropique affecte
gravement la fertilité par perte de substances et par transformation de la
structure physique, chimique et biologique des sols
26
. Les effets se
remarquent d’ailleurs non seulement dans les zones de départ des
matériaux, mais aussi bien plus loin en aval dans les bassins
hydrographiques.
Les matériaux arrachés par les eaux vont s’accumuler en quantités
excessives dans les basses vallées (colluvionnement des fonds de vallée) ou
dans les biefs à courant lent ou nul (lacs, réservoirs) qu’ils colmatent
