Ce problème capital pour l’avenir de l’humanité et pour la survie des
habitats naturels ne peut être traité ici à fond, car il concerne une science
particulière, la pédologie. Nous ne ferons qu’un rapide tableau de la
dégradation des terres et de ses modalités, sur lesquelles ont été publiés des
ouvrages devenus classiques (voir notamment Bennett, 1939 ; Harroy,
1944 ; Furon, 1947). Une littérature volumineuse leur est consacrée chaque
année.
Nous étudierons brièvement les modes d’action de l’érosion accélérée
et ses symptômes ; puis nous passerons en revue les moyens par lesquels
l’homme la déclenche en évoquant ensuite les remèdes à apporter à ces
maux. Toute aggravation signifierait sans doute la fin de l’humanité, ou du
moins celle de la civilisation contemporaine.
2. Modalités de l’érosion accélérée
Sans entrer dans le détail des différents types d’érosion
23
, rappelons que
ce phénomène est parfois d’origine éolienne, les vents provoquant la
saltation des particules de diamètre compris entre 0,1 et 0,5 mm et la mise
en suspension des éléments de diamètre inférieur à 0,1 mm. Les particules
enlevées sont toujours relativement fines, le vent effectuant un tri sur place
et abandonnant rapidement les parties les plus grossières pour d’évidentes
raisons mécaniques. Les poussières les plus ténues peuvent être emportées à
grande altitude, parfois au-delà de 3 000 m, et transportées ainsi à des
distances considérables avant de retomber sur le sol, parfois sous forme de
pluies de boue.
Le plus puissant agent de destruction des sols est néanmoins constitué
par les pluies violentes qui provoquent la rupture des agrégats et la
dispersion des ciments. L’érosion pluviale revêt plusieurs formes.
L’érosion en nappe, ou en couche (sheet erosion), décape
uniformément, principalement sur les pentes douces et régulières, la couche
superficielle riche en humus, sans modifier l’aspect général ou le relief au
cours des premiers stades. En général peu visible à ses débuts, donc
particulièrement dangereuse, elle ne se traduit que par d’imperceptibles
changements dans la couleur des sols et par l’apparition des cailloux laissés
habitats naturels ne peut être traité ici à fond, car il concerne une science
particulière, la pédologie. Nous ne ferons qu’un rapide tableau de la
dégradation des terres et de ses modalités, sur lesquelles ont été publiés des
ouvrages devenus classiques (voir notamment Bennett, 1939 ; Harroy,
1944 ; Furon, 1947). Une littérature volumineuse leur est consacrée chaque
année.
Nous étudierons brièvement les modes d’action de l’érosion accélérée
et ses symptômes ; puis nous passerons en revue les moyens par lesquels
l’homme la déclenche en évoquant ensuite les remèdes à apporter à ces
maux. Toute aggravation signifierait sans doute la fin de l’humanité, ou du
moins celle de la civilisation contemporaine.
2. Modalités de l’érosion accélérée
Sans entrer dans le détail des différents types d’érosion
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, rappelons que
ce phénomène est parfois d’origine éolienne, les vents provoquant la
saltation des particules de diamètre compris entre 0,1 et 0,5 mm et la mise
en suspension des éléments de diamètre inférieur à 0,1 mm. Les particules
enlevées sont toujours relativement fines, le vent effectuant un tri sur place
et abandonnant rapidement les parties les plus grossières pour d’évidentes
raisons mécaniques. Les poussières les plus ténues peuvent être emportées à
grande altitude, parfois au-delà de 3 000 m, et transportées ainsi à des
distances considérables avant de retomber sur le sol, parfois sous forme de
pluies de boue.
Le plus puissant agent de destruction des sols est néanmoins constitué
par les pluies violentes qui provoquent la rupture des agrégats et la
dispersion des ciments. L’érosion pluviale revêt plusieurs formes.
L’érosion en nappe, ou en couche (sheet erosion), décape
uniformément, principalement sur les pentes douces et régulières, la couche
superficielle riche en humus, sans modifier l’aspect général ou le relief au
cours des premiers stades. En général peu visible à ses débuts, donc
particulièrement dangereuse, elle ne se traduit que par d’imperceptibles
changements dans la couleur des sols et par l’apparition des cailloux laissés
