Fig. 34. Carte de la fréquence d’érosion hydrique en France. L’intensité du
phénomène (que traduit la densité des plages ombrées) est proportionnelle
aux variations de l’indice porté sur la carte. Cet indice a comme formule :
où p = hauteur d’eau tombée pendant le mois le plus arrosé de
l’année ; P = pluviosité annuelle ; et n
(1 – 0,1) avec n = nombre
de jours de pluies dans l’année. La comparaison des fréquences d’érosion
et des caractéristiques climatiques (régime des pluies), compte tenu du
relief, montre une étroite corrélation. D’après Hénin et Gobillot, Chambres
d’agriculture, 24 e année, suppl. au no 26, 1953.
À Madagascar notamment, les déboisements et les feux de brousse,
dont la pratique est vieille de 5 à 20 siècles sur les plateaux, ont gravement
compromis la fertilité de l’île en même temps que sa flore et sa faune
sauvages : Humbert (1959) estime que sur une superficie totale de
58 millions d’hectares, seuls 5 millions sont encore couverts de végétation à
allure primaire, alors que les huit dizièmes de la Grande Île sont soumis aux
effets d’une érosion très active.
Le mal est donc général et a pris des proportions catastrophiques en
raison des moyens techniques mis en œuvre par l’homme moderne.
phénomène (que traduit la densité des plages ombrées) est proportionnelle
aux variations de l’indice porté sur la carte. Cet indice a comme formule :
où p = hauteur d’eau tombée pendant le mois le plus arrosé de
l’année ; P = pluviosité annuelle ; et n
(1 – 0,1) avec n = nombre
de jours de pluies dans l’année. La comparaison des fréquences d’érosion
et des caractéristiques climatiques (régime des pluies), compte tenu du
relief, montre une étroite corrélation. D’après Hénin et Gobillot, Chambres
d’agriculture, 24 e année, suppl. au no 26, 1953.
À Madagascar notamment, les déboisements et les feux de brousse,
dont la pratique est vieille de 5 à 20 siècles sur les plateaux, ont gravement
compromis la fertilité de l’île en même temps que sa flore et sa faune
sauvages : Humbert (1959) estime que sur une superficie totale de
58 millions d’hectares, seuls 5 millions sont encore couverts de végétation à
allure primaire, alors que les huit dizièmes de la Grande Île sont soumis aux
effets d’une érosion très active.
Le mal est donc général et a pris des proportions catastrophiques en
raison des moyens techniques mis en œuvre par l’homme moderne.
