récents dans un environnement satisfaisant mieux à ses besoins réels et
fondamentaux.
Cette vie nouvelle, à laquelle notre espèce n’est pas encore adaptée en
dépit de sa souplesse écologique, a eu les plus profondes répercussions sur
l’existence des citadins de notre époque. C’est maintenant un lieu commun
de dire que « la vie est devenue intolérable ». Les études partielles déjà
réalisées par les médecins, les psychologues et les sociologues donnent
partiellement raison à l’« homme de la rue » et justifient ses plaintes. Certes
l’état de santé est plus satisfaisant dans les villes que dans les campagnes,
du fait de facteurs socio-économiques étrangers au débat. À conditions
égales, l’équilibre physique et mental du citadin est meilleur que celui du
paysan comme le montre la comparaison des courbes de vieillissement.
Mais les modalités du travail influent sur l’usure des hommes, et dans
l’ensemble les travaux pénibles du fait d’épreuves physiques extrêmes ou
des tensions nerveuses qu’ils exigent sont notoirement liés à
l’industrialisation et à l’urbanisation.
Ces maux préfigurent ceux qui affligeront les hommes des prochains
temps, quand l’humanité se sera encore accrue en proportion géométrique et
qu’elle devra nécessairement s’entasser sur des surfaces réduites. La ville
sera devenue plus monstrueuse encore. Les divers problèmes de la vie
quotidienne se seront compliqués pour chacun de leurs habitants. Il leur
faudra alors de toute urgence trouver des activités capables de suppléer aux
carences de leur rythme de vie urbain. C’est d’ailleurs dans cette
perspective qu’il est important de conserver des portions du globe dans leur
état naturel. Celles-ci seront seules capables de servir de « terrains de
récréation » aux citadins et de leur permettre de se « replonger dans la
nature ». La tendance actuelle, qui reflète ce besoin instinctif de l’homme
sorti de son milieu, ne fera que s’accentuer, rendant l’évasion aussi
nécessaire que la nourriture.
Même si l’homme arrive à se sustenter après une nouvelle prolifération
intempestive, les problèmes psychologiques posés par son grouillement à la
surface du globe demeureront entiers. Ils sont angoissants dans le contexte
de l’explosion démographique actuelle.
Telles sont donc, très brièvement évoquées, les principales
caractéristiques et les conséquences de l’explosion démographique
fondamentaux.
Cette vie nouvelle, à laquelle notre espèce n’est pas encore adaptée en
dépit de sa souplesse écologique, a eu les plus profondes répercussions sur
l’existence des citadins de notre époque. C’est maintenant un lieu commun
de dire que « la vie est devenue intolérable ». Les études partielles déjà
réalisées par les médecins, les psychologues et les sociologues donnent
partiellement raison à l’« homme de la rue » et justifient ses plaintes. Certes
l’état de santé est plus satisfaisant dans les villes que dans les campagnes,
du fait de facteurs socio-économiques étrangers au débat. À conditions
égales, l’équilibre physique et mental du citadin est meilleur que celui du
paysan comme le montre la comparaison des courbes de vieillissement.
Mais les modalités du travail influent sur l’usure des hommes, et dans
l’ensemble les travaux pénibles du fait d’épreuves physiques extrêmes ou
des tensions nerveuses qu’ils exigent sont notoirement liés à
l’industrialisation et à l’urbanisation.
Ces maux préfigurent ceux qui affligeront les hommes des prochains
temps, quand l’humanité se sera encore accrue en proportion géométrique et
qu’elle devra nécessairement s’entasser sur des surfaces réduites. La ville
sera devenue plus monstrueuse encore. Les divers problèmes de la vie
quotidienne se seront compliqués pour chacun de leurs habitants. Il leur
faudra alors de toute urgence trouver des activités capables de suppléer aux
carences de leur rythme de vie urbain. C’est d’ailleurs dans cette
perspective qu’il est important de conserver des portions du globe dans leur
état naturel. Celles-ci seront seules capables de servir de « terrains de
récréation » aux citadins et de leur permettre de se « replonger dans la
nature ». La tendance actuelle, qui reflète ce besoin instinctif de l’homme
sorti de son milieu, ne fera que s’accentuer, rendant l’évasion aussi
nécessaire que la nourriture.
Même si l’homme arrive à se sustenter après une nouvelle prolifération
intempestive, les problèmes psychologiques posés par son grouillement à la
surface du globe demeureront entiers. Ils sont angoissants dans le contexte
de l’explosion démographique actuelle.
Telles sont donc, très brièvement évoquées, les principales
caractéristiques et les conséquences de l’explosion démographique
