Quand on a présent à l’esprit l’accroissement démographique selon
une progression géométrique, on ne peut que nourrir de sombres
inquiétudes pour le futur de l’humanité. De plus, il ne faut pas prendre les
rations minimales comme base d’évaluations, car en définitive l’homme a le
droit d’espérer retirer une certaine satisfaction de son alimentation. Cela
aussi fait partie de sa civilisation qui ne consiste pas en une survie au seuil
le plus bas. Une économie de subsistance pour toute l’humanité serait
incontestablement une régression vers l’animalité.
Pour ces multiples raisons, la faim du monde risque de s’accroître, le
déficit alimentaire de se creuser en dépit des efforts et de la bonne volonté
actuels. Fait d’autant plus grave que ce fléau est un facteur de fécondité par
suite d’un mécanisme biologique et sociologique complexe. La
multiplication inconsidérée de la race humaine rejettera donc en fait, sous le
strict angle du déséquilibre alimentaire, l’humanité à un niveau de plus en
plus bas et aura les répercussions les plus profondes quant au bien-être de
tous.
5. Conséquences médicales et sociales de la prolifération
humaine
Certains économistes n’ont pas craint d’affirmer que la terre était
biologiquement capable de nourrir une humanité beaucoup plus nombreuse.
Colin Clark (1963) avance le chiffre de 45 milliards d’individus. Bien que
nous soyons très sceptiques quant à de telles possibilités, admettons que les
populations humaines puissent encore se multiplier sans pour autant
dépasser la capacité limite globale de la planète sur le plan alimentaire.
Mais il faut alors partager l’opinion de Paul Sears : même si chaque homme
est assuré d’une ration suffisante, il est néanmoins « plus agréable de ne pas
être obligé de manger debout » !
Cette simple boutade évoque en réalité un autre aspect fondamental,
non plus écologique, mais éthologique, de l’influence de la surpopulation
sur notre vie quotidienne, au moins aussi important que le facteur
nutritionnel. L’excès de population peut avoir de profondes répercussions
sur le comportement humain.
une progression géométrique, on ne peut que nourrir de sombres
inquiétudes pour le futur de l’humanité. De plus, il ne faut pas prendre les
rations minimales comme base d’évaluations, car en définitive l’homme a le
droit d’espérer retirer une certaine satisfaction de son alimentation. Cela
aussi fait partie de sa civilisation qui ne consiste pas en une survie au seuil
le plus bas. Une économie de subsistance pour toute l’humanité serait
incontestablement une régression vers l’animalité.
Pour ces multiples raisons, la faim du monde risque de s’accroître, le
déficit alimentaire de se creuser en dépit des efforts et de la bonne volonté
actuels. Fait d’autant plus grave que ce fléau est un facteur de fécondité par
suite d’un mécanisme biologique et sociologique complexe. La
multiplication inconsidérée de la race humaine rejettera donc en fait, sous le
strict angle du déséquilibre alimentaire, l’humanité à un niveau de plus en
plus bas et aura les répercussions les plus profondes quant au bien-être de
tous.
5. Conséquences médicales et sociales de la prolifération
humaine
Certains économistes n’ont pas craint d’affirmer que la terre était
biologiquement capable de nourrir une humanité beaucoup plus nombreuse.
Colin Clark (1963) avance le chiffre de 45 milliards d’individus. Bien que
nous soyons très sceptiques quant à de telles possibilités, admettons que les
populations humaines puissent encore se multiplier sans pour autant
dépasser la capacité limite globale de la planète sur le plan alimentaire.
Mais il faut alors partager l’opinion de Paul Sears : même si chaque homme
est assuré d’une ration suffisante, il est néanmoins « plus agréable de ne pas
être obligé de manger debout » !
Cette simple boutade évoque en réalité un autre aspect fondamental,
non plus écologique, mais éthologique, de l’influence de la surpopulation
sur notre vie quotidienne, au moins aussi important que le facteur
nutritionnel. L’excès de population peut avoir de profondes répercussions
sur le comportement humain.
