« décrochement » entre l’importance numérique des consommateurs et le
volume des denrées consommables.
Nous sommes parfaitement conscients du fait que les rendements
agricoles ont été considérablement augmentés depuis les premières ères de
l’humanité. Le chasseur paléolithique avait besoin de 10 km 2 pour se
nourrir ; le pasteur néolithique, 10 ha ; le paysan médiéval, 2/3 d’hectare de
terre arable ; le cultivateur japonais peut se sustenter maintenant avec un
1/16 d’hectare
14
.
Les rendements des terres seront encore améliorés dans le futur en
fonction des progrès techniques
15
et peut-être aussi de la mise au point de
nouveaux régimes alimentaires dont nous ne parlerons pas pour ne pas être
accusés de faire de la « science-fiction » (algues, plancton, cultures sur
milieux synthétiques ne sont que les mieux connus de ces succédanés de
demain).
Nous admettons volontiers qu’un accroissement raisonnable de la
population humaine est encore possible si l’homme sait exploiter
rationnellement notre planète et la mettre en valeur sans en ruiner les sols.
Mais il faut tenir compte du fait que les difficultés de répartition des
denrées et les inégalités de ressources entre les différentes fractions de
populations ne disparaîtront pas facilement, sans doute même jamais.
Comme le fait remarquer Dasmann (1959), s’il n’y a qu’un monde à
beaucoup de points de vue, notamment à celui du biologiste, il y en a
plusieurs sur le plan économique. Bien que nos efforts doivent tendre à
faire cesser cette situation, il est probable que ces divers « mondes »
économiques subsisteront encore longtemps. Aussi est-il sage que chacune
des fractions de l’humanité proportionne son expansion démographique à
ses ressources propres, en attendant qu’une meilleure distribution puisse
être assurée et que l’économie du monde devienne plus homogène.
De toute manière il convient d’être réaliste. La situation difficile dans
laquelle se trouve l’ensemble de l’humanité actuelle quant à son
alimentation résulte de facteurs complexes, parmi lesquels les facteurs
biologiques ne jouent qu’un rôle partiel. En dépit de tous nos efforts, elle se
présentera de la même manière pendant longtemps encore. Et une solution
d’ensemble ne sera pas facilitée par la présence d’effectifs humains plus
nombreux.
volume des denrées consommables.
Nous sommes parfaitement conscients du fait que les rendements
agricoles ont été considérablement augmentés depuis les premières ères de
l’humanité. Le chasseur paléolithique avait besoin de 10 km 2 pour se
nourrir ; le pasteur néolithique, 10 ha ; le paysan médiéval, 2/3 d’hectare de
terre arable ; le cultivateur japonais peut se sustenter maintenant avec un
1/16 d’hectare
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.
Les rendements des terres seront encore améliorés dans le futur en
fonction des progrès techniques
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et peut-être aussi de la mise au point de
nouveaux régimes alimentaires dont nous ne parlerons pas pour ne pas être
accusés de faire de la « science-fiction » (algues, plancton, cultures sur
milieux synthétiques ne sont que les mieux connus de ces succédanés de
demain).
Nous admettons volontiers qu’un accroissement raisonnable de la
population humaine est encore possible si l’homme sait exploiter
rationnellement notre planète et la mettre en valeur sans en ruiner les sols.
Mais il faut tenir compte du fait que les difficultés de répartition des
denrées et les inégalités de ressources entre les différentes fractions de
populations ne disparaîtront pas facilement, sans doute même jamais.
Comme le fait remarquer Dasmann (1959), s’il n’y a qu’un monde à
beaucoup de points de vue, notamment à celui du biologiste, il y en a
plusieurs sur le plan économique. Bien que nos efforts doivent tendre à
faire cesser cette situation, il est probable que ces divers « mondes »
économiques subsisteront encore longtemps. Aussi est-il sage que chacune
des fractions de l’humanité proportionne son expansion démographique à
ses ressources propres, en attendant qu’une meilleure distribution puisse
être assurée et que l’économie du monde devienne plus homogène.
De toute manière il convient d’être réaliste. La situation difficile dans
laquelle se trouve l’ensemble de l’humanité actuelle quant à son
alimentation résulte de facteurs complexes, parmi lesquels les facteurs
biologiques ne jouent qu’un rôle partiel. En dépit de tous nos efforts, elle se
présentera de la même manière pendant longtemps encore. Et une solution
d’ensemble ne sera pas facilitée par la présence d’effectifs humains plus
nombreux.
