voulaient prouver. Une certaine passion s’est mêlée à ces questions que les
biologistes et les médecins étudient avec beaucoup de mal d’une manière
objective.
Il n’en reste pas moins vrai qu’une fraction notable de l’humanité
souffre plus ou moins de diverses formes de faim chronique. La situation
est particulièrement grave en Extrême-Orient. L’Inde se trouve dans une
situation alimentaire tragique en raison de sa forte poussée démographique
et d’une production agricole déficitaire
12
. L’Égypte a des problèmes très
sérieux à résoudre. Certaines populations d’Afrique tropicale souffrent de
carences spécifiques (notamment en protéines animales). En Amérique, les
habitants du nord-est du Brésil – épuisé par de mauvaises pratiques
culturales – n’ont qu’une ration calorifique journalière insuffisante et
souffrent de graves déséquilibres alimentaires.
Pourtant cette situation déplorable n’est pas actuellement la
conséquence directe d’une population humaine excédentaire, si l’on
envisage l’ensemble de la planète, mais bien plus de profonds déséquilibres
sociaux, économiques et politiques entre les différents pays et à l’intérieur
même de ceux-ci. L’organisation des échanges internationaux, les cours des
matières premières et des produits agricoles bruts, les inégalités criantes de
revenus et de ressources entre les peuples et les classes sociales, les
économies de traite sont responsables de la mauvaise répartition des
produits alimentaires et de la faim endémique d’une partie importante du
globe. L’organisation politique et sociale, engendrant des ruptures
d’équilibre économique, se trouve à la source de ce mal parmi les plus
préoccupants dont l’humanité est affligée.
Les remèdes sont incontestablement d’ordre économique et consistent
en une redistribution globale des denrées de première nécessité.
Mais si l’on admet volontiers que la production du globe est dans le
présent capable de procurer à l’humanité les moyens de subsistance dont
celle-ci a besoin, on peut se demander s’il en sera ainsi quand les effectifs
actuels se seront accrus
13
. Sans donner aucun chiffre et en nous gardant de
rappeler l’exemple classique de Malthus, il faut constater que
l’augmentation massive et accélérée des humains finit par rendre le
problème de leur subsistance absurde ; les ressources alimentaires ne
pourront jamais suivre cette progression et tôt ou tard se produira un
biologistes et les médecins étudient avec beaucoup de mal d’une manière
objective.
Il n’en reste pas moins vrai qu’une fraction notable de l’humanité
souffre plus ou moins de diverses formes de faim chronique. La situation
est particulièrement grave en Extrême-Orient. L’Inde se trouve dans une
situation alimentaire tragique en raison de sa forte poussée démographique
et d’une production agricole déficitaire
12
. L’Égypte a des problèmes très
sérieux à résoudre. Certaines populations d’Afrique tropicale souffrent de
carences spécifiques (notamment en protéines animales). En Amérique, les
habitants du nord-est du Brésil – épuisé par de mauvaises pratiques
culturales – n’ont qu’une ration calorifique journalière insuffisante et
souffrent de graves déséquilibres alimentaires.
Pourtant cette situation déplorable n’est pas actuellement la
conséquence directe d’une population humaine excédentaire, si l’on
envisage l’ensemble de la planète, mais bien plus de profonds déséquilibres
sociaux, économiques et politiques entre les différents pays et à l’intérieur
même de ceux-ci. L’organisation des échanges internationaux, les cours des
matières premières et des produits agricoles bruts, les inégalités criantes de
revenus et de ressources entre les peuples et les classes sociales, les
économies de traite sont responsables de la mauvaise répartition des
produits alimentaires et de la faim endémique d’une partie importante du
globe. L’organisation politique et sociale, engendrant des ruptures
d’équilibre économique, se trouve à la source de ce mal parmi les plus
préoccupants dont l’humanité est affligée.
Les remèdes sont incontestablement d’ordre économique et consistent
en une redistribution globale des denrées de première nécessité.
Mais si l’on admet volontiers que la production du globe est dans le
présent capable de procurer à l’humanité les moyens de subsistance dont
celle-ci a besoin, on peut se demander s’il en sera ainsi quand les effectifs
actuels se seront accrus
13
. Sans donner aucun chiffre et en nous gardant de
rappeler l’exemple classique de Malthus, il faut constater que
l’augmentation massive et accélérée des humains finit par rendre le
problème de leur subsistance absurde ; les ressources alimentaires ne
pourront jamais suivre cette progression et tôt ou tard se produira un
