que celui qui nous sépare de la fin de la Première Guerre mondiale, c’est-àdire hier pour beaucoup de nos contemporains !
Ces chiffres sont hypothétiques. Mais ils ont été établis à la suite d’une
enquête approfondie des taux d’accroissement démographique dans chacun
des pays et de la tendance manifestée depuis le début de l’explosion de la
population humaine.
Leur ampleur se passe de tout commentaire.
4. Démographie et subsistance
Du fait de l’explosion démographique contemporaine il est permis de
manifester quelque appréhension quant au déséquilibre entre le nombre de
consommateurs et le volume des ressources alimentaires. Le déficit
apparent actuel risque de se creuser au cours des prochaines décennies dans
des proportions d’autant plus inquiétantes que l’accroissement des
populations sera surtout rapide dans les pays du tiers-monde, qui
compteront pour quelque 90 % dans cette augmentation.
La faim est un problème aussi vieux que l’humanité. En Europe,
l’histoire de l’Antiquité et du Moyen Âge est jalonnée de famines jusqu’au
siècle dernier
9
. En Orient, celles-ci sont tragiquement classiques, et la Chine
seule en connut 1 828 depuis le début de l’ère chrétienne.
Ces catastrophes eurent parfois un caractère accidentel, en particulier
dans notre Occident. L’impossibilité de conserver les denrées alimentaires
et la difficulté des transports ne permettaient pas jadis de disposer de
« volants » régulateurs. Bonnes et mauvaises récoltes ne pouvaient donc
s’équilibrer d’année en année. Les hommes avaient néanmoins l’espoir de
subsister jusqu’à l’époque des « vaches grasses » au cours de famines qui
avaient un caractère épidémique.
Dans d’autres parties du globe au contraire, la faim fut, et est encore,
un fléau endémique. Certains peuples, sous-alimentés d’une manière
chronique, se sont résignés depuis des générations à vivre au ralenti du fait
même de la mauvaise alimentation, sans pour autant cesser de se
multiplier
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.
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