possible d’estimer l’importance numérique de l’humanité dans le proche
futur. Bien que de telles conjectures comportent des aléas, il est peu
probable que les pronostics soient erronés, en tout cas pas par défaut. Les
services démographiques des Nations unies se sont livrés à trois reprises à
de telles estimations, en 1951, en 1954 et en 1958. Chaque fois les
démographes se sont trompés en moins du fait de la rapidité et de l’ampleur
de l’évolution des populations. Les estimations faibles sont à l’heure
actuelle voisines des estimations fortes de 1954 et très au-dessus de celles
de 1951. (Celles-ci ne tenaient pas compte des recensements entrepris
récemment en Chine, leurs résultats n’étant connus que depuis.) On a
estimé
8
qu’en 1980 l’humanité comprendra 3 850 millions d’âmes dans
l’hypothèse faible, et 4 280 millions dans l’hypothèse forte. Dans ce dernier
cas, les prévisions sont de 652 millions pour l’Amérique du Nord, l’Europe
(sauf l’Europe orientale) et l’Océanie ; de 893 millions pour l’Amérique
latine, l’Europe orientale, l’URSS et le Japon ; et de 2 735 pour le reste de
l’Asie et l’Afrique (fig. 33).
Fig. 33. Les régions du monde selon la densité de population et le taux
d’accroissement à l’époque actuelle. 1. Groupe I : densité faible,
accroissement modéré ; 2. Groupe II : densité faible, accroissement rapide ;
3. Groupe III : densité forte, accroissement modéré ; 4. Groupe IV : densité
forte, accroissement rapide. D’après Nations unies, Annuaire
démographique, 1961.
Si la même tendance continue à se manifester, les hommes atteindront
certainement des effectifs dépassant largement 7 milliards en l’an 2000, soit
le double de la population actuelle. Et cela dans un laps de temps plus court
futur. Bien que de telles conjectures comportent des aléas, il est peu
probable que les pronostics soient erronés, en tout cas pas par défaut. Les
services démographiques des Nations unies se sont livrés à trois reprises à
de telles estimations, en 1951, en 1954 et en 1958. Chaque fois les
démographes se sont trompés en moins du fait de la rapidité et de l’ampleur
de l’évolution des populations. Les estimations faibles sont à l’heure
actuelle voisines des estimations fortes de 1954 et très au-dessus de celles
de 1951. (Celles-ci ne tenaient pas compte des recensements entrepris
récemment en Chine, leurs résultats n’étant connus que depuis.) On a
estimé
8
qu’en 1980 l’humanité comprendra 3 850 millions d’âmes dans
l’hypothèse faible, et 4 280 millions dans l’hypothèse forte. Dans ce dernier
cas, les prévisions sont de 652 millions pour l’Amérique du Nord, l’Europe
(sauf l’Europe orientale) et l’Océanie ; de 893 millions pour l’Amérique
latine, l’Europe orientale, l’URSS et le Japon ; et de 2 735 pour le reste de
l’Asie et l’Afrique (fig. 33).
Fig. 33. Les régions du monde selon la densité de population et le taux
d’accroissement à l’époque actuelle. 1. Groupe I : densité faible,
accroissement modéré ; 2. Groupe II : densité faible, accroissement rapide ;
3. Groupe III : densité forte, accroissement modéré ; 4. Groupe IV : densité
forte, accroissement rapide. D’après Nations unies, Annuaire
démographique, 1961.
Si la même tendance continue à se manifester, les hommes atteindront
certainement des effectifs dépassant largement 7 milliards en l’an 2000, soit
le double de la population actuelle. Et cela dans un laps de temps plus court
