Des fluctuations semblables s’observent en Grande-Bretagne,
comprenant 1 million d’habitants sous la domination romaine, 1,1 million
en 1086 et 3,7 millions vers 1348 ; les épidémies de peste retranchèrent
environ 40 % des effectifs de la population entre 1348 et 1377. Il en est de
même de l’Allemagne (sa population a passé de 2-3 millions du temps de
César à 17 millions au début du XVII e siècle, parallèlement à
l’augmentation des surfaces cultivées), et de l’Italie (sa population a passé
de 7,1 millions au temps d’Auguste à 11 millions en 1560, restant à ce
niveau jusqu’au début du XVIII e siècle).
Des faits analogues se retrouvent en Asie, avec toutefois des
fluctuations d’une plus grande amplitude ; les variations importantes et les
soudaines et massives diminutions s’expliquent par les vicissitudes des
grandes civilisations qui s’y sont succédé. C’est ainsi qu’à Ceylan, une
civilisation agricole très évoluée, qui atteignit son apogée au XII e siècle,
déclina ensuite progressivement ; parallèlement la population passait
d’environ 20 millions d’individus à 3 millions au début du XIX e siècle.
2. L’homme depuis l’avènement des temps modernes
L’humanité, aux ressources jusqu’alors principalement agricoles, passa
par une phase décisive à l’avènement des temps modernes. Les grandes
découvertes avaient singulièrement élargi le champ d’action des hommes de
civilisation occidentale en leur faisant connaître la quasi-totalité de la
planète. Le Nouveau Monde avait été conquis et progressivement occupé.
L’Amérique tropicale fut colonisée par l’Espagne et le Portugal qui y
déversèrent des flots d’immigrants. L’Amérique du Nord était susceptible
d’être peuplée par les Blancs du fait de sa faible densité de population
autochtone et de son climat tempéré.
Par ailleurs les Européens mettaient au point des machines de plus en
plus puissantes, qui accroissaient d’une manière prodigieuse l’énergie à la
disposition de l’homme. Au XVIII e siècle commença l’industrialisation de
l’Europe occidentale ; elle permit à une population plus abondante de
prospérer, en mettant à sa disposition des ressources supplémentaires et en
comprenant 1 million d’habitants sous la domination romaine, 1,1 million
en 1086 et 3,7 millions vers 1348 ; les épidémies de peste retranchèrent
environ 40 % des effectifs de la population entre 1348 et 1377. Il en est de
même de l’Allemagne (sa population a passé de 2-3 millions du temps de
César à 17 millions au début du XVII e siècle, parallèlement à
l’augmentation des surfaces cultivées), et de l’Italie (sa population a passé
de 7,1 millions au temps d’Auguste à 11 millions en 1560, restant à ce
niveau jusqu’au début du XVIII e siècle).
Des faits analogues se retrouvent en Asie, avec toutefois des
fluctuations d’une plus grande amplitude ; les variations importantes et les
soudaines et massives diminutions s’expliquent par les vicissitudes des
grandes civilisations qui s’y sont succédé. C’est ainsi qu’à Ceylan, une
civilisation agricole très évoluée, qui atteignit son apogée au XII e siècle,
déclina ensuite progressivement ; parallèlement la population passait
d’environ 20 millions d’individus à 3 millions au début du XIX e siècle.
2. L’homme depuis l’avènement des temps modernes
L’humanité, aux ressources jusqu’alors principalement agricoles, passa
par une phase décisive à l’avènement des temps modernes. Les grandes
découvertes avaient singulièrement élargi le champ d’action des hommes de
civilisation occidentale en leur faisant connaître la quasi-totalité de la
planète. Le Nouveau Monde avait été conquis et progressivement occupé.
L’Amérique tropicale fut colonisée par l’Espagne et le Portugal qui y
déversèrent des flots d’immigrants. L’Amérique du Nord était susceptible
d’être peuplée par les Blancs du fait de sa faible densité de population
autochtone et de son climat tempéré.
Par ailleurs les Européens mettaient au point des machines de plus en
plus puissantes, qui accroissaient d’une manière prodigieuse l’énergie à la
disposition de l’homme. Au XVIII e siècle commença l’industrialisation de
l’Europe occidentale ; elle permit à une population plus abondante de
prospérer, en mettant à sa disposition des ressources supplémentaires et en
