liés au volume des consommations et des productions. Aussi ont-ils donné
lieu à des interprétations variées à l’infini.
Nous nous garderons bien d’entrer ici dans ces controverses,
notamment celles qui opposent les « malthusiens » et les
« antimalthusiens », l’économiste anglais se trouvant au centre de toutes ces
polémiques. Mais il faut reconnaître en toute objectivité qu’en dépit
d’erreurs manifestes, provenant notamment du développement du
machinisme qu’il n’avait pas prévu, Malthus avait raison au moins sur
certains points.
L’accroissement actuel des populations humaines dépasse largement
les incidences sociales et économiques autour desquelles discutent
philosophes et économistes. Il met en jeu l’existence même de notre espèce
placée dans son contexte biologique.
Pour le naturaliste, ce phénomène a les caractères d’une véritable
pullulation, comme certains animaux en présentent des exemples. Le
problème est évidemment beaucoup plus complexe pour l’homme, chez qui
des mobiles irrationnels, des concepts moraux et religieux, et des traditions
anciennes modifient entièrement des données devenues de ce fait même
extrabiologiques. Les faits demeurent néanmoins essentiellement les
mêmes. Et quant aux perspectives futures, il y a lieu de penser que la
cadence actuelle d’accroissement de la population, accélérée depuis une
centaine d’années à peine, va se poursuivre à l’avenir, sauf dans le cas
d’une catastrophe ou sauf si l’homme prend vraiment conscience du péril
qui le menace. Êtres humains doués de raison, proportionnant leur
expansion aux moyens de subsistance, ou créatures proliférantes, dégradant
leur propre habitat, il nous appartient de choisir ce que nous voulons être.
Sans quitter le point de vue du biologiste, nous nous contenterons de
rapporter quelques faits montrant l’augmentation de la population, tout
d’abord lente, avec des fluctuations non sans analogie avec celles des
populations animales, puis la soudaine explosion démographique dont nous
sommes actuellement les témoins. Il convient aussi d’évoquer les
répercussions de l’accroissement massif des populations humaines sur les
moyens de subsistance de chaque individu, et sur le « climat moral » dans
lequel nous vivons déjà et vivrons de plus en plus du fait de l’entassement
des hommes dans quelques zones surpeuplées, où l’habitat a cessé d’être à
notre échelle.
lieu à des interprétations variées à l’infini.
Nous nous garderons bien d’entrer ici dans ces controverses,
notamment celles qui opposent les « malthusiens » et les
« antimalthusiens », l’économiste anglais se trouvant au centre de toutes ces
polémiques. Mais il faut reconnaître en toute objectivité qu’en dépit
d’erreurs manifestes, provenant notamment du développement du
machinisme qu’il n’avait pas prévu, Malthus avait raison au moins sur
certains points.
L’accroissement actuel des populations humaines dépasse largement
les incidences sociales et économiques autour desquelles discutent
philosophes et économistes. Il met en jeu l’existence même de notre espèce
placée dans son contexte biologique.
Pour le naturaliste, ce phénomène a les caractères d’une véritable
pullulation, comme certains animaux en présentent des exemples. Le
problème est évidemment beaucoup plus complexe pour l’homme, chez qui
des mobiles irrationnels, des concepts moraux et religieux, et des traditions
anciennes modifient entièrement des données devenues de ce fait même
extrabiologiques. Les faits demeurent néanmoins essentiellement les
mêmes. Et quant aux perspectives futures, il y a lieu de penser que la
cadence actuelle d’accroissement de la population, accélérée depuis une
centaine d’années à peine, va se poursuivre à l’avenir, sauf dans le cas
d’une catastrophe ou sauf si l’homme prend vraiment conscience du péril
qui le menace. Êtres humains doués de raison, proportionnant leur
expansion aux moyens de subsistance, ou créatures proliférantes, dégradant
leur propre habitat, il nous appartient de choisir ce que nous voulons être.
Sans quitter le point de vue du biologiste, nous nous contenterons de
rapporter quelques faits montrant l’augmentation de la population, tout
d’abord lente, avec des fluctuations non sans analogie avec celles des
populations animales, puis la soudaine explosion démographique dont nous
sommes actuellement les témoins. Il convient aussi d’évoquer les
répercussions de l’accroissement massif des populations humaines sur les
moyens de subsistance de chaque individu, et sur le « climat moral » dans
lequel nous vivons déjà et vivrons de plus en plus du fait de l’entassement
des hommes dans quelques zones surpeuplées, où l’habitat a cessé d’être à
notre échelle.
