doublée. Ce fait, attesté par de multiples preuves formelles, donne leurs
vraies dimensions à tous nos problèmes. La poussée démographique,
tempête qui modifie entièrement l’équilibre des forces et qui menace nos
moyens mêmes de subsistance, dépasse tous les autres problèmes qui
paraissent de ce fait même mineurs.
Comme l’a souligné un rapport des Nations unies (Études
démographiques, n o 28, New York, Nations unies, 1958), si le rythme
actuel d’accroissement se poursuivait pendant encore 600 ans « le nombre
des êtres humains sur terre serait tel que chacun n’aurait plus qu’un mètre
carré de surface à sa disposition. Autant dire que c’est là un événement qui
n’aura pas lieu. » Quelque chose se passera pour arrêter cette prolifération
intempestive ; souhaitons que ce ne soit pas une catastrophe à l’échelle de la
planète.
Dès la plus haute Antiquité, des sages et des économistes se sont
penchés sur la question de l’accroissement de la population et ses
incidences sur la structure et l’équilibre des sociétés humaines. Depuis
Confucius, on se demande si un accroissement excessif des populations ne
va pas entraîner des conflits en abaissant le niveau de vie des humains.
Divers économistes avaient soutenu que l’humanité devait se maintenir à un
niveau optimal de peuplement en fonction des moyens de subsistance. Il
faut cependant attendre le XVIII e siècle pour qu’un auteur aborde le
problème démographique à l’état pur : c’est en 1798 que Thomas Robert
Malthus publia son fameux Essay on the Principle of Population dans
lequel il expose que l’homme accroît plus facilement son espèce que la
quantité d’aliments disponibles. La courbe démographique, d’après lui,
suivrait une progression géométrique, celle des subsistances une
progression arithmétique.
Au cours des XVIII e et XIX e siècles les économistes expriment des
opinions très divergentes sur ces questions. Si certains, comme Adam
Smith, Jeremie Bentham, James Mill et Jean-Baptiste. Say, partagent dans
l’ensemble les idées de Malthus et sont d’avis que l’accroissement de la
population doit être limité, les prémarxistes et les marxistes affirment que la
surpopulation disparaîtra d’elle-même avec la société capitaliste.
Les problèmes démographiques ont des incidences très diverses,
notamment sur les plans sociologiques et économiques, étant directement
vraies dimensions à tous nos problèmes. La poussée démographique,
tempête qui modifie entièrement l’équilibre des forces et qui menace nos
moyens mêmes de subsistance, dépasse tous les autres problèmes qui
paraissent de ce fait même mineurs.
Comme l’a souligné un rapport des Nations unies (Études
démographiques, n o 28, New York, Nations unies, 1958), si le rythme
actuel d’accroissement se poursuivait pendant encore 600 ans « le nombre
des êtres humains sur terre serait tel que chacun n’aurait plus qu’un mètre
carré de surface à sa disposition. Autant dire que c’est là un événement qui
n’aura pas lieu. » Quelque chose se passera pour arrêter cette prolifération
intempestive ; souhaitons que ce ne soit pas une catastrophe à l’échelle de la
planète.
Dès la plus haute Antiquité, des sages et des économistes se sont
penchés sur la question de l’accroissement de la population et ses
incidences sur la structure et l’équilibre des sociétés humaines. Depuis
Confucius, on se demande si un accroissement excessif des populations ne
va pas entraîner des conflits en abaissant le niveau de vie des humains.
Divers économistes avaient soutenu que l’humanité devait se maintenir à un
niveau optimal de peuplement en fonction des moyens de subsistance. Il
faut cependant attendre le XVIII e siècle pour qu’un auteur aborde le
problème démographique à l’état pur : c’est en 1798 que Thomas Robert
Malthus publia son fameux Essay on the Principle of Population dans
lequel il expose que l’homme accroît plus facilement son espèce que la
quantité d’aliments disponibles. La courbe démographique, d’après lui,
suivrait une progression géométrique, celle des subsistances une
progression arithmétique.
Au cours des XVIII e et XIX e siècles les économistes expriment des
opinions très divergentes sur ces questions. Si certains, comme Adam
Smith, Jeremie Bentham, James Mill et Jean-Baptiste. Say, partagent dans
l’ensemble les idées de Malthus et sont d’avis que l’accroissement de la
population doit être limité, les prémarxistes et les marxistes affirment que la
surpopulation disparaîtra d’elle-même avec la société capitaliste.
Les problèmes démographiques ont des incidences très diverses,
notamment sur les plans sociologiques et économiques, étant directement
