membres réunis à Alger en septembre 1968. Ce texte constitue sur le plan
international la preuve éclatante de la prise de conscience des dirigeants des
nouveaux États à l’échelle d’un continent tout entier.
Dans le cadre des ententes faites sur un plan géographique, on citera
également le traité Antarctique signé en 1959 à Washington entre toutes les
nations ayant des intérêts dans cette partie du monde. Certaines des clauses
de cet accord international concernent les mesures relatives à la protection
de la faune et de la flore, d’une particulière fragilité vu la haute
spécialisation des espèces ayant réussi à coloniser ces zones inhospitalières.
Les recommandations adoptées lors des diverses réunions des puissances
contractantes ont précisé ces mesures en se basant sur des connaissances
écologiques détaillées.
Depuis longtemps cependant se faisait sentir la nécessité de disposer
d’une organisation internationale plus générale, qui seule pourrait grouper
les efforts de chacun et leur donner une portée mondiale.
Si les tentatives de Paul Sarazin n’avaient malheureusement pas été
couronnées de succès, ses compatriotes de la Ligue suisse pour la protection
de la nature furent cependant à l’origine du mouvement qui allait aboutir à
la constitution d’un organisme international. Ce groupement suscita en effet
la réunion de deux conférences en Suisse, l’une à Bâle en 1946, et l’autre à
Brunnen en 1947, qui menèrent à la fondation d’une union internationale,
ratifiée l’année suivante à Fontainebleau, à l’endroit même où les premières
réserves naturelles avaient vu le jour en Europe. Cet organisme prit
quelques années plus tard le nom d’UICN). Ses tâches sont nombreuses,
l’Union ayant la charge de réunir une documentation complète sur la
protection de la nature et les indispensables connaissances scientifiques de
base, de faire le point de questions techniques d’actualité et d’étudier les
mesures susceptibles de porter remède aux maux causés par l’impact de
l’homme dans la nature.
L’UICN est actuellement établie en Suisse, à Morges, sur les bords du
lac Léman, devenu ainsi la plaque tournante de la conservation de la nature
dans le monde.
Outre ses tâches liées à la protection, l’Union a aussi la fonction de
faciliter la coopération entre les gouvernements et les organisations
internationales et nationales ; de promouvoir des programmes en vue de la
préservation des espèces en danger ; de collecter et d’analyser toute
international la preuve éclatante de la prise de conscience des dirigeants des
nouveaux États à l’échelle d’un continent tout entier.
Dans le cadre des ententes faites sur un plan géographique, on citera
également le traité Antarctique signé en 1959 à Washington entre toutes les
nations ayant des intérêts dans cette partie du monde. Certaines des clauses
de cet accord international concernent les mesures relatives à la protection
de la faune et de la flore, d’une particulière fragilité vu la haute
spécialisation des espèces ayant réussi à coloniser ces zones inhospitalières.
Les recommandations adoptées lors des diverses réunions des puissances
contractantes ont précisé ces mesures en se basant sur des connaissances
écologiques détaillées.
Depuis longtemps cependant se faisait sentir la nécessité de disposer
d’une organisation internationale plus générale, qui seule pourrait grouper
les efforts de chacun et leur donner une portée mondiale.
Si les tentatives de Paul Sarazin n’avaient malheureusement pas été
couronnées de succès, ses compatriotes de la Ligue suisse pour la protection
de la nature furent cependant à l’origine du mouvement qui allait aboutir à
la constitution d’un organisme international. Ce groupement suscita en effet
la réunion de deux conférences en Suisse, l’une à Bâle en 1946, et l’autre à
Brunnen en 1947, qui menèrent à la fondation d’une union internationale,
ratifiée l’année suivante à Fontainebleau, à l’endroit même où les premières
réserves naturelles avaient vu le jour en Europe. Cet organisme prit
quelques années plus tard le nom d’UICN). Ses tâches sont nombreuses,
l’Union ayant la charge de réunir une documentation complète sur la
protection de la nature et les indispensables connaissances scientifiques de
base, de faire le point de questions techniques d’actualité et d’étudier les
mesures susceptibles de porter remède aux maux causés par l’impact de
l’homme dans la nature.
L’UICN est actuellement établie en Suisse, à Morges, sur les bords du
lac Léman, devenu ainsi la plaque tournante de la conservation de la nature
dans le monde.
Outre ses tâches liées à la protection, l’Union a aussi la fonction de
faciliter la coopération entre les gouvernements et les organisations
internationales et nationales ; de promouvoir des programmes en vue de la
préservation des espèces en danger ; de collecter et d’analyser toute
