intéressés ; son but était de susciter la création de réserves et de parcs
nationaux, d’assurer la survie des espèces sauvages, de conserver des
échantillons de biotopes dans leur état originel et de réglementer la chasse
pour éviter toute destruction inutile de la grande faune.
Cette conférence fut un succès incontestable, car elle contribua très
efficacement à la conservation de la nature sauvage en Afrique. Un
protocole prévoyait la réunion périodique de telles réunions, dont la
première, tenue à Londres en 1938, enregistra les progrès réalisés depuis
1933. La guerre empecha l’organisation d’autres conférences jusqu’en 1953
où une nouvelle réunion eut lieu à Bukavu, Congo, sous les auspices de la
Commission de coopération technique en Afrique.
Les efforts de coopération interafricaine se sont poursuivis et ont
notamment abouti à la signature d’une Charte africaine pour la protection et
la conservation de la nature à Dar es Salaam en février 1963. Ceci est à
considérer comme l’amorce d’une nouvelle convention liant les États
africains indépendants, conclusion logique à l’acte le plus marquant de la
conférence d’Arusha, en 1961, à savoir la déclaration de sir J. K. Nyerere,
Premier ministre de Tanzanie. Celui-ci proclamait dans ce que l’on appelle
maintenant le « manifeste d’Arusha » : « La préservation de notre vie
sauvage est un grave sujet qui concerne tous les Africains. Les créatures
sauvages, dans le milieu qu’elles habitent, ne sont pas seulement
importantes en tant que source d’intérêt et d’inspiration ; elles font aussi
partie intégrante de nos ressources naturelles, de notre bonheur futur et de
notre bien-être.
« En acceptant la responsabilité de la vie sauvage, nous déclarons
solennellement que nous ferons tout ce qui sera en notre pouvoir pour que
les petits-enfants de nos enfants puissent jouir de ce riche et précieux
héritage. »
En fait, les efforts ont abouti à l’heure actuelle. Après de longues
négociations au cours desquelles diverses organisations internationales, la
Food and Agriculture Organization (FAO) et l’Union internationale pour la
conservation de la nature (UICN) entre autres, jouèrent un rôle essentiel, les
États africains ont mis au point un projet de nouvelle convention africaine,
basée sur des conceptions écologiques très modernes. Celle-ci fut discutée
par le Conseil des ministres à l’Organisation de l’unité africaine à Addis
Abeba en février 1968. Elle a été signée par les chefs d’État des pays
nationaux, d’assurer la survie des espèces sauvages, de conserver des
échantillons de biotopes dans leur état originel et de réglementer la chasse
pour éviter toute destruction inutile de la grande faune.
Cette conférence fut un succès incontestable, car elle contribua très
efficacement à la conservation de la nature sauvage en Afrique. Un
protocole prévoyait la réunion périodique de telles réunions, dont la
première, tenue à Londres en 1938, enregistra les progrès réalisés depuis
1933. La guerre empecha l’organisation d’autres conférences jusqu’en 1953
où une nouvelle réunion eut lieu à Bukavu, Congo, sous les auspices de la
Commission de coopération technique en Afrique.
Les efforts de coopération interafricaine se sont poursuivis et ont
notamment abouti à la signature d’une Charte africaine pour la protection et
la conservation de la nature à Dar es Salaam en février 1963. Ceci est à
considérer comme l’amorce d’une nouvelle convention liant les États
africains indépendants, conclusion logique à l’acte le plus marquant de la
conférence d’Arusha, en 1961, à savoir la déclaration de sir J. K. Nyerere,
Premier ministre de Tanzanie. Celui-ci proclamait dans ce que l’on appelle
maintenant le « manifeste d’Arusha » : « La préservation de notre vie
sauvage est un grave sujet qui concerne tous les Africains. Les créatures
sauvages, dans le milieu qu’elles habitent, ne sont pas seulement
importantes en tant que source d’intérêt et d’inspiration ; elles font aussi
partie intégrante de nos ressources naturelles, de notre bonheur futur et de
notre bien-être.
« En acceptant la responsabilité de la vie sauvage, nous déclarons
solennellement que nous ferons tout ce qui sera en notre pouvoir pour que
les petits-enfants de nos enfants puissent jouir de ce riche et précieux
héritage. »
En fait, les efforts ont abouti à l’heure actuelle. Après de longues
négociations au cours desquelles diverses organisations internationales, la
Food and Agriculture Organization (FAO) et l’Union internationale pour la
conservation de la nature (UICN) entre autres, jouèrent un rôle essentiel, les
États africains ont mis au point un projet de nouvelle convention africaine,
basée sur des conceptions écologiques très modernes. Celle-ci fut discutée
par le Conseil des ministres à l’Organisation de l’unité africaine à Addis
Abeba en février 1968. Elle a été signée par les chefs d’État des pays
