annuels ne connaissent pas de frontières (C. de Klemm, 1969), ou le trafic
d’animaux et de leurs dépouilles, maintenant réglementé par la convention
sur le commerce des espèces menacées (Washington, 1973),
malheureusement encore non ratifiée par beaucoup de pays.
Le Suisse Paul Sarazin fut sans aucun doute le premier à militer en
faveur d’une internationalisation de la lutte, car dès 1913, il provoqua la
réunion à Berne d’une conférence internationale pour la protection de la
nature à laquelle 17 États envoyèrent des délégués ; la création d’une
commission permanente y fut décidée. Malheureusement la guerre empêcha
celle-ci de manifester son activité.
Reprenant l’idée en 1928, le Hollandais P. J. Van Tienhoven créa à
Bruxelles et à Amsterdam l’Office international pour la protection de la
nature, dont le but était de diffuser les idées de protection et de servir de
centre de documentation. Cette organisation persista jusqu’à la Seconde
Guerre mondiale.
Divers mouvements réussirent entre-temps une intégration plus
complète. Des réunions tenues à Paris en 1895 et en 1902 pour la protection
des oiseaux aboutirent à la mise au point d’une convention adoptée et
intégrée dans la législation de nombreux pays. À la suite de cet
incontestable succès fut créé en 1922 à Londres le Comité (maintenant
Conseil) international pour la préservation des oiseaux, qui groupe les
sections nationales de chacun des pays adhérents. Largement essaimé à
travers le monde depuis la dernière guerre, il a de belles réalisations à son
actif, de même que le Bureau international de recherches sur la sauvagine,
qui étudie les mesures propres à assurer une sage gestion cynégétique du
gibier aquatique.
Parfois aussi l’entente s’est faite sur un plan géographique, notamment
en Afrique. Les nations africaines et celles qui avaient des colonies dans ce
continent ont toutes rapidement senti la nécessité de conjuguer leurs efforts
pour sauver leur faune et leur flore si gravement menacées. Sur l’initiative
de la Grande-Bretagne, une conférence internationale réunit à Londres en
1933 les délégués de tous les pays intéressés, sous la présidence du duc de
Brabant qui allait régner plus tard sous le nom de Léopold III. Celui-ci
prononça à l’occasion un discours que l’on peut véritablement considérer
comme la charte de la protection de la nature en Afrique. Cette conférence
mit au point une convention que ratifièrent ensuite la plupart des pays
d’animaux et de leurs dépouilles, maintenant réglementé par la convention
sur le commerce des espèces menacées (Washington, 1973),
malheureusement encore non ratifiée par beaucoup de pays.
Le Suisse Paul Sarazin fut sans aucun doute le premier à militer en
faveur d’une internationalisation de la lutte, car dès 1913, il provoqua la
réunion à Berne d’une conférence internationale pour la protection de la
nature à laquelle 17 États envoyèrent des délégués ; la création d’une
commission permanente y fut décidée. Malheureusement la guerre empêcha
celle-ci de manifester son activité.
Reprenant l’idée en 1928, le Hollandais P. J. Van Tienhoven créa à
Bruxelles et à Amsterdam l’Office international pour la protection de la
nature, dont le but était de diffuser les idées de protection et de servir de
centre de documentation. Cette organisation persista jusqu’à la Seconde
Guerre mondiale.
Divers mouvements réussirent entre-temps une intégration plus
complète. Des réunions tenues à Paris en 1895 et en 1902 pour la protection
des oiseaux aboutirent à la mise au point d’une convention adoptée et
intégrée dans la législation de nombreux pays. À la suite de cet
incontestable succès fut créé en 1922 à Londres le Comité (maintenant
Conseil) international pour la préservation des oiseaux, qui groupe les
sections nationales de chacun des pays adhérents. Largement essaimé à
travers le monde depuis la dernière guerre, il a de belles réalisations à son
actif, de même que le Bureau international de recherches sur la sauvagine,
qui étudie les mesures propres à assurer une sage gestion cynégétique du
gibier aquatique.
Parfois aussi l’entente s’est faite sur un plan géographique, notamment
en Afrique. Les nations africaines et celles qui avaient des colonies dans ce
continent ont toutes rapidement senti la nécessité de conjuguer leurs efforts
pour sauver leur faune et leur flore si gravement menacées. Sur l’initiative
de la Grande-Bretagne, une conférence internationale réunit à Londres en
1933 les délégués de tous les pays intéressés, sous la présidence du duc de
Brabant qui allait régner plus tard sous le nom de Léopold III. Celui-ci
prononça à l’occasion un discours que l’on peut véritablement considérer
comme la charte de la protection de la nature en Afrique. Cette conférence
mit au point une convention que ratifièrent ensuite la plupart des pays
