information sur le statut des êtres vivants et des habitats menacés par
l’homme ; et de diffuser par tous les moyens et à tous les niveaux, y
compris celui du grand public, une politique de conservation de la nature.
Ses commissions d’écologie, d’éducation, des parcs nationaux, de
législation et de sauvegarde sont toutes en pleine expansion. La dernière a
un rôle primordial, car elle est chargée des enquêtes sur le statut des espèces
en voie de raréfaction et des interventions en vue de leur préservation.
Nous disposons donc à l’heure actuelle d’une organisation
internationale bien outillée pour coordonner les efforts de chacun. Il
convient de ne pas excepter les institutions spécialisées des Nations unies.
L’Unesco, qui fut à l’origine de la création de l’UICN, a pris un très grand
nombre d’initiatives pour assurer une protection efficace des ressources
naturelles à travers le monde. Sa volonté délibérée de contribuer
puissamment à cette œuvre de sauvegarde s’est d’ailleurs matérialisée dans
une « Recommandation concernant la sauvegarde de la beauté et du
caractère des paysages et des sites », adoptée par sa 12 e conférence
générale le 11 décembre 1962. Dans ce texte, véritable charte mondiale de
la conservation de la nature, figurent les principaux points qu’ont à cœur les
naturalistes, notamment la protection des habitats, le classement des sites et
la constitution de réserves et de parcs nationaux. Plus récemment, l’Unesco
a préparé une convention internationale sur la conservation du patrimoine
mondial culturel et naturel. Grâce à elle on peut espérer que seront mieux
préservés des sites et des habitats de valeur universelle.
La FAO, dont les buts sont le développement des ressources
alimentaires de la terre, ne pouvait se désintéresser des questions de
conservation. En fait elle a pris une part considérable dans les programmes
de gestion du patrimoine naturel. On signalera les études d’aménagement et
de protection de la grande faune sauvage auxquelles se sont livrés ses
experts, ne pouvant mentionner les innombrables recherches dans le
domaine de la pédologie, de la détermination de la vocation des terres et de
l’utilisation rationnelle des ressources agricoles.
Certaines hautes instances politiques se sont elles aussi penchées sur
ces questions. On ne peut passer sous silence les nombreuses initiatives du
Conseil de l’Europe, dont plusieurs des commissions ont comme objectifs
la conservation, la lutte contre les pollutions et l’exploitation rationnelle des
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