se profilant sur l’arrière-plan d’une agglomération moderne. Le plus grand
parc du Kenya, celui du Tsavo, situé à l’ouest de Mombasa et s’étendant sur
plus de 2 millions d’hectares, a été créé en 1948, pour abriter une faune très
riche, notamment des Éléphants et des Petits Koudous.
L’Ouganda a aménagé depuis la dernière guerre deux parcs de grande
superficie. Le Kabalega (Murchison) Falls N. P. d’une superficie de
384 000 ha, est centré autour des fameuses chutes où le Nil s’engouffre
dans une gorge très étroite ; le Rwenzori N. P. (Queen Elizabeth N. P.),
d’une superficie de 220 000 ha, contigu au parc national des Virungas du
Zaïre, sur l’autre rive du lac Édouard, présente une série de paysages d’un
très grand intérêt touristique en même temps qu’il héberge une faune
abondante.
La Tanzanie a créé entre autres en 1951 le Serengeti N. P., d’une
superficie de 1 295 000 ha ; ce parc a dû malheureusement être amputé
d’une partie de sa surface initiale en raison de vives pressions de la part des
populations Masaï et de leurs troupeaux. Le célèbre cratère du Ngorongoro,
où se concentre une faune d’une abondance inégalée, notamment des
Gnous, des Gazelles de Thomson et des Zèbres, bénéficie lui aussi d’un
statut de réserve. La Tanzanie dispose également de 10 game reserves, qui
sont en fait de magnifiques réservoirs de faune.
La Rhodésie a aménagé sur son territoire plusieurs parcs nationaux
dont le Wankie N. P., de 1 443 200 ha, et la Zambie, le Kafue N. P., de
2 240 000 ha, ouvert au public en 1955, où se trouve concentrée une faune
abondante. Diverses réserves les complètent pour assurer la protection de la
grande faune, de même que celle des paysages naturels célèbres.
Les pays d’Afrique francophone ont eux aussi compris l’intérêt de la
préservation de leur faune et ont aménagé des parcs nationaux et des
réserves en de nombreux points de leurs territoires. Sans doute l’Afrique
occidentale a été le théâtre d’une destruction plus poussée de sa faune que
l’Afrique centrale ou orientale, et son peuplement en grands animaux a
d’ailleurs toujours été plus pauvre. De beaux ensembles faunistiques ont
néanmoins été mis en réserve.
C’est notamment le cas du parc national du Niokolo-Koba, au Sénégal,
doté de son statut définitif en 1962. Sa superficie est de 813 000 ha de
savanes soudaniennes coupées de forêts-galeries. Il abrite de nombreux
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