Ongulés, parmi lesquels des Cobes de Buffon, des Bubales, des Élans de
Derby et des Éléphants.
En Guinée, la réserve la plus connue est sans conteste celle du mont
Nimba. Le sommet de ce massif montagneux comporte des savanes d’un
type particulier, riches en formes endémiques aux adaptations souvent
étonnantes. Un laboratoire est annexé à ce territoire, dont la conservation à
l’état naturel a été souvent compromise en raison de la richesse minière de
ces districts.
Le Cameroun a mis sur pied un important système de réserves
destinées à protéger certains de ses paysages et aussi sa faune, notamment
le parc national de Waza, s’étendant sur 170 000 ha dans le nord du pays,
où abondent les grands Ongulés et les oiseaux aquatiques. Le Tchad a établi
en 1963 le parc de Zakouma sur 297 200 ha, ainsi que des réserves de faune
et de chasse bien aménagées ; leur gestion a permis la préservation des
animaux en même temps qu’une exploitation cynégétique à la base d’un
tourisme fort prospère.
Enfin Madagascar est parsemée d’une série de réserves forestières qui
ont préservé de beaux vestiges de forêts primitives dans cette île si déboisée
et dont une bonne partie a été convertie en désert latéritique
51
. Les
populations de Lémuriens font l’objet d’une protection toute particulière,
malheureusement souvent peu respectée.
L’Afrique a donc dans son ensemble fait l’objet d’un grand nombre de
mesures visant à protéger sa faune, et spécialement les grands mammifères
dont l’attrait touristique et cynégétique est évident. Une législation de la
chasse a été mise au point dans chacun des territoires. Ces mesures ont eu
souvent d’heureux effets. Mais en dépit d’incontestables succès, on déplore
qu’en beaucoup de régions elles n’ont fait que ralentir des phénomènes de
dégradation d’origine très complexe.
5. Asie
Tous les pays asiatiques ont fait des efforts pour protéger leur faune et
leur flore et beaucoup d’entre eux ont obtenu des résultats fort satisfaisants.
Précédent

- 153/621

Suivant