de constituer des réserves naturelles selon un programme à l’échelle
nationale. La valeur biologique de sites déterminés sera ainsi juridiquement
reconnue, innovation qui n’a que trop tardé dans la loi française.
En Grande-Bretagne, où la faveur du public à l’égard de tout ce qui
touche à l’histoire naturelle est bien connue, la protection de la nature a été
surtout le fait d’organismes privés, certains plus ou moins sous le contrôle
de l’État. Le National Trust, fondé en 1895, administre un grand nombre de
sites ainsi mis en réserve. L’organisme le plus représentatif et le seul chargé
officiellement de la conservation de la nature est la Nature Conservancy,
fondée en 1949 ; d’une manière très efficace et avec des moyens matériels
et financiers considérables, celle-ci gère un grand nombre de réserves,
certaines de petites dimensions, néanmoins suffisantes pour assurer la
protection d’une station ou d’un biotope intéressant. Des recherches
scientifiques poussées y sont entreprises, notamment dans le domaine de
l’écologie.
La Belgique et les Pays-Bas ont rencontré des difficultés considérables
pour assurer la protection des restes de leur nature sauvage. La densité de
leur population, inégalée en Europe, et leur haut degré d’industrialisation
font que les problèmes de conservation y sont plus ardus à résoudre
qu’ailleurs. Aux Pays-Bas, la protection de la nature fut avant tout l’œuvre
d’un homme, P. G. Van Tienhoven, dont on ne louera jamais assez les
mérites. De nombreuses réserves placées sous le contrôle de scientifiques et
même quelques parcs nationaux mettent à l’abri les biotopes et les animaux
les plus menacés. Beaucoup d’entre eux sont peuplés d’une riche faune
d’oiseaux, notamment les îles frisonnes et le Naadermeer, marais situé non
loin d’Amsterdam, que des plantes rares et de nombreux oiseaux aquatiques
rendent célèbre.
En Belgique, en dépit d’efforts remontant déjà à une trentaine
d’années, ce n’est que depuis la dernière guerre que des efforts concertés
ont été faits pour la défense de la nature. Un réseau de réserves et de
territoires protégés, souvent de petites dimensions, mais choisis avec
discernement, assure la protection de complexes biologiques de grande
valeur, notamment des stations de plantes rares et les lieux de reproduction
ou de passage d’oiseaux aux populations peu nombreuses (par exemple
Hautes Fagnes, Westhoek, Zwin et Lesse et Lomme).
nationale. La valeur biologique de sites déterminés sera ainsi juridiquement
reconnue, innovation qui n’a que trop tardé dans la loi française.
En Grande-Bretagne, où la faveur du public à l’égard de tout ce qui
touche à l’histoire naturelle est bien connue, la protection de la nature a été
surtout le fait d’organismes privés, certains plus ou moins sous le contrôle
de l’État. Le National Trust, fondé en 1895, administre un grand nombre de
sites ainsi mis en réserve. L’organisme le plus représentatif et le seul chargé
officiellement de la conservation de la nature est la Nature Conservancy,
fondée en 1949 ; d’une manière très efficace et avec des moyens matériels
et financiers considérables, celle-ci gère un grand nombre de réserves,
certaines de petites dimensions, néanmoins suffisantes pour assurer la
protection d’une station ou d’un biotope intéressant. Des recherches
scientifiques poussées y sont entreprises, notamment dans le domaine de
l’écologie.
La Belgique et les Pays-Bas ont rencontré des difficultés considérables
pour assurer la protection des restes de leur nature sauvage. La densité de
leur population, inégalée en Europe, et leur haut degré d’industrialisation
font que les problèmes de conservation y sont plus ardus à résoudre
qu’ailleurs. Aux Pays-Bas, la protection de la nature fut avant tout l’œuvre
d’un homme, P. G. Van Tienhoven, dont on ne louera jamais assez les
mérites. De nombreuses réserves placées sous le contrôle de scientifiques et
même quelques parcs nationaux mettent à l’abri les biotopes et les animaux
les plus menacés. Beaucoup d’entre eux sont peuplés d’une riche faune
d’oiseaux, notamment les îles frisonnes et le Naadermeer, marais situé non
loin d’Amsterdam, que des plantes rares et de nombreux oiseaux aquatiques
rendent célèbre.
En Belgique, en dépit d’efforts remontant déjà à une trentaine
d’années, ce n’est que depuis la dernière guerre que des efforts concertés
ont été faits pour la défense de la nature. Un réseau de réserves et de
territoires protégés, souvent de petites dimensions, mais choisis avec
discernement, assure la protection de complexes biologiques de grande
valeur, notamment des stations de plantes rares et les lieux de reproduction
ou de passage d’oiseaux aux populations peu nombreuses (par exemple
Hautes Fagnes, Westhoek, Zwin et Lesse et Lomme).
