milieux naturels constituent de sérieux obstacles à la création de parcs
nationaux dans cette partie du monde. Néanmoins de nombreuses réserves
ont pu être créées dans la plupart des pays. En dépit de la superficie réduite
de beaucoup d’entre elles, leur ensemble garantit une protection efficace à
de nombreux animaux et sites ainsi mis à l’abri des activités néfastes de
l’homme.
En France, la plus célèbre de toutes est sans conteste la réserve de
Camargue, fondée en 1927 par la Société nationale de protection de la
nature et d’acclimatation de France. La Camargue forme comme on sait une
vaste étendue de marais et de lagunes plus ou moins saumâtres entre les
deux bras du Rhône. Grâce à la collaboration étroite des grandes sociétés
industrielles propriétaires du terrain, une zone a pu être mise en réserve en
dépit des menaces que faisaient peser l’exploitation du sel et la riziculture,
en pleine extension depuis la dernière guerre mondiale. Nonobstant de
grandes difficultés, la Camargue a pu être conservée intacte et constitue un
véritable paradis pour le biologiste. Elle abrite une faune d’un très grand
intérêt et surtout une importante colonie de Flamants roses Phoenicopterus
antiquorum. Elle comprend tous les milieux naturels depuis les eaux douces
jusqu’aux eaux saumâtres ; elle constitue donc un terrain de choix dont on
ne retrouve guère d’équivalent en Europe
48
.
La France possède diverses autres réserves, les unes en montagne, les
autres sur le littoral, par exemple la réserve des Sept Îles, au large des Côtes
d’Armor créée en 1912 par la Ligue pour la protection des oiseaux, pour la
préservation de nombreux oiseaux marins, notamment des Fous de Bassan
Sula bassana et des Fulmars Fulmarus glacialis. En 1960 a été votée par le
Parlement une loi concernant l’aménagement de parcs nationaux. Cinq ont
déjà été créés, deux en Savoie (parc national de la Vanoise, parc national
des Écrins), un autre à Port-Cros, le quatrième dans les Pyrénées et le
cinquième dans les Cévennes. De multiples réserves de petites dimensions
ont été aménagées le long des voies de migration de la sauvagine, à
l’instigation du Conseil supérieur de la chasse dont il importe de souligner
les louables efforts pour une protection efficace de la faune et son
exploitation cynégétique rationnelle. Les réserves de chasse sur le domaine
public maritime créées en 1973 constituent un remarquable réseau de
protection tout le long de nos côtes. Il convient aussi de mentionner que, en
application d’une nouvelle politique, une législation formelle va permettre
nationaux dans cette partie du monde. Néanmoins de nombreuses réserves
ont pu être créées dans la plupart des pays. En dépit de la superficie réduite
de beaucoup d’entre elles, leur ensemble garantit une protection efficace à
de nombreux animaux et sites ainsi mis à l’abri des activités néfastes de
l’homme.
En France, la plus célèbre de toutes est sans conteste la réserve de
Camargue, fondée en 1927 par la Société nationale de protection de la
nature et d’acclimatation de France. La Camargue forme comme on sait une
vaste étendue de marais et de lagunes plus ou moins saumâtres entre les
deux bras du Rhône. Grâce à la collaboration étroite des grandes sociétés
industrielles propriétaires du terrain, une zone a pu être mise en réserve en
dépit des menaces que faisaient peser l’exploitation du sel et la riziculture,
en pleine extension depuis la dernière guerre mondiale. Nonobstant de
grandes difficultés, la Camargue a pu être conservée intacte et constitue un
véritable paradis pour le biologiste. Elle abrite une faune d’un très grand
intérêt et surtout une importante colonie de Flamants roses Phoenicopterus
antiquorum. Elle comprend tous les milieux naturels depuis les eaux douces
jusqu’aux eaux saumâtres ; elle constitue donc un terrain de choix dont on
ne retrouve guère d’équivalent en Europe
48
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La France possède diverses autres réserves, les unes en montagne, les
autres sur le littoral, par exemple la réserve des Sept Îles, au large des Côtes
d’Armor créée en 1912 par la Ligue pour la protection des oiseaux, pour la
préservation de nombreux oiseaux marins, notamment des Fous de Bassan
Sula bassana et des Fulmars Fulmarus glacialis. En 1960 a été votée par le
Parlement une loi concernant l’aménagement de parcs nationaux. Cinq ont
déjà été créés, deux en Savoie (parc national de la Vanoise, parc national
des Écrins), un autre à Port-Cros, le quatrième dans les Pyrénées et le
cinquième dans les Cévennes. De multiples réserves de petites dimensions
ont été aménagées le long des voies de migration de la sauvagine, à
l’instigation du Conseil supérieur de la chasse dont il importe de souligner
les louables efforts pour une protection efficace de la faune et son
exploitation cynégétique rationnelle. Les réserves de chasse sur le domaine
public maritime créées en 1973 constituent un remarquable réseau de
protection tout le long de nos côtes. Il convient aussi de mentionner que, en
application d’une nouvelle politique, une législation formelle va permettre
