Le Brésil a lui aussi compris l’intérêt de protéger sa nature si riche et
variée, notamment dans l’est du pays, plus menacé en raison du
développement économique. Il a créé entre autres le parc national de
l’Itatiaia, non loin de Rio de Janeiro et de São Paulo, dans une région
accidentée où se trouvent les massifs les plus élevés du Brésil. Un autre
protège les fameuses chutes de l’Iguazu, à la frontière argentine.
L’Argentine fut sans doute le pays pionnier en Amérique du Sud quant
à la protection de la nature. Dès 1903, F. P. Moreno avait donné à son pays
un vaste territoire dans les Andes, amorce du fameux parc national de
Nahuel Huapi, créé officiellement en 1934, couvrant une surface de
785 000 ha. Certains districts sont de véritables réserves naturelles
intégrales, d’autres sont ouverts aux nombreux visiteurs du parc. On peut
toutefois déplorer que l’introduction d’espèces exogènes, notamment de
Cerfs, de Truites et de Saumons, ait modifié l’équilibre originel
47
.
Le Chili s’est associé de son côté à la protection des biotopes andins en
créant sur son territoire plusieurs parcs nationaux, protégeant notamment
ses forêts humides formées d’essences si particulières. Il en est de même au
Pérou, qui, en aménageant le parc national du Manu, a mis à l’abri une zone
de 1 400 000 ha sur le versant oriental des Andes.
Parmi les sanctuaires aménagés en Amérique centrale et dans la région
caraïbe, il convient d’en signaler deux qui constituent de remarquables
centres de recherches : la station biologique qu’entretient la New York
Zoological Society dans la chaîne septentrionale de Trinidad (Simla), et
Barro Colorado, à Panama, où la Smithsonian Institution a créé une station
de terrain dans une île artificielle formée lors de la mise en eau du canal de
Panama. L’un et l’autre préservent des étendues ayant conservé leurs
habitats primitifs en même temps qu’ils constituent des laboratoires naturels
où le biologiste rencontre toutes les facilités de travail souhaitables dans un
milieu d’accès particulièrement difficile.
3. Europe
La forte densité de la population humaine en Europe, un degré
d’industrialisation très avancé et une modification déjà très ancienne des
variée, notamment dans l’est du pays, plus menacé en raison du
développement économique. Il a créé entre autres le parc national de
l’Itatiaia, non loin de Rio de Janeiro et de São Paulo, dans une région
accidentée où se trouvent les massifs les plus élevés du Brésil. Un autre
protège les fameuses chutes de l’Iguazu, à la frontière argentine.
L’Argentine fut sans doute le pays pionnier en Amérique du Sud quant
à la protection de la nature. Dès 1903, F. P. Moreno avait donné à son pays
un vaste territoire dans les Andes, amorce du fameux parc national de
Nahuel Huapi, créé officiellement en 1934, couvrant une surface de
785 000 ha. Certains districts sont de véritables réserves naturelles
intégrales, d’autres sont ouverts aux nombreux visiteurs du parc. On peut
toutefois déplorer que l’introduction d’espèces exogènes, notamment de
Cerfs, de Truites et de Saumons, ait modifié l’équilibre originel
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.
Le Chili s’est associé de son côté à la protection des biotopes andins en
créant sur son territoire plusieurs parcs nationaux, protégeant notamment
ses forêts humides formées d’essences si particulières. Il en est de même au
Pérou, qui, en aménageant le parc national du Manu, a mis à l’abri une zone
de 1 400 000 ha sur le versant oriental des Andes.
Parmi les sanctuaires aménagés en Amérique centrale et dans la région
caraïbe, il convient d’en signaler deux qui constituent de remarquables
centres de recherches : la station biologique qu’entretient la New York
Zoological Society dans la chaîne septentrionale de Trinidad (Simla), et
Barro Colorado, à Panama, où la Smithsonian Institution a créé une station
de terrain dans une île artificielle formée lors de la mise en eau du canal de
Panama. L’un et l’autre préservent des étendues ayant conservé leurs
habitats primitifs en même temps qu’ils constituent des laboratoires naturels
où le biologiste rencontre toutes les facilités de travail souhaitables dans un
milieu d’accès particulièrement difficile.
3. Europe
La forte densité de la population humaine en Europe, un degré
d’industrialisation très avancé et une modification déjà très ancienne des
