n’ont pas autant conscience de leurs devoirs envers la nature que dans les
pays anglo-saxons. Aussi ne faut-il pas s’étonner de voir le Mexique avoir
quelque retard par rapport à d’autres pays. Plusieurs parcs nationaux sont
cependant en cours d’aménagement, et bien que ceux-ci ne paraissent pas
encore avoir un statut assez rigoureux, il y a lieu de croire qu’ils seront
pourvus de tous les moyens nécessaires dans un proche avenir.
2. Amérique du Sud
L’Amérique du Sud ayant été abîmée par l’homme plus tardivement
que les autres parties du monde, l’aménagement de parcs nationaux n’y a
pas présenté le même caractère d’urgence. Avec une insouciance sans doute
regrettable, beaucoup de gouvernements latino-américains ne se sont pas
encore souciés de ce problème devenu maintenant préoccupant.
Diverses zones ont néanmoins été mises en réserve. En Colombie, des
mesures ont été prises pour éviter le déboisement, notamment dans les
bassins fluviaux qui approvisionnent les grandes villes en eau. L’Équateur
s’est inquiété dès 1935 de la protection des biocénoses naturelles des îles
Galapagos ; les règlements promulgués, malheureusement restés pendant
longtemps sans application rigoureuse, ont été renforcés dans les temps
récents et l’on a bon espoir que diverses dispositions, dont la création en
1959 d’une station biologique dirigée par une fondation internationale
coopérant étroitement avec le gouvernement équatorien, la Fondation
Charles-Darwin pour les îles Galapagos, permettront de sauver ce capital
scientifique de valeur inestimable. Le parc national des Galapagos est
maintenant établi dans les faits et jouit de son statut légal définitif.
Le Venezuela a mis à son actif la création de plusieurs parcs nationaux,
dont le plus remarquable est celui de Rancho Grande, créé en 1937 dans les
Andes de Caracas, entre le lac de Valencia et la mer. Ce parc met à l’abri
une région forestière particulièrement intéressante, habitée par une faune
qui a déjà fait l’objet de nombreuses études. Un laboratoire fonctionne
d’ailleurs dans la réserve et permet aux chercheurs de travailler dans les
meilleures conditions.
pays anglo-saxons. Aussi ne faut-il pas s’étonner de voir le Mexique avoir
quelque retard par rapport à d’autres pays. Plusieurs parcs nationaux sont
cependant en cours d’aménagement, et bien que ceux-ci ne paraissent pas
encore avoir un statut assez rigoureux, il y a lieu de croire qu’ils seront
pourvus de tous les moyens nécessaires dans un proche avenir.
2. Amérique du Sud
L’Amérique du Sud ayant été abîmée par l’homme plus tardivement
que les autres parties du monde, l’aménagement de parcs nationaux n’y a
pas présenté le même caractère d’urgence. Avec une insouciance sans doute
regrettable, beaucoup de gouvernements latino-américains ne se sont pas
encore souciés de ce problème devenu maintenant préoccupant.
Diverses zones ont néanmoins été mises en réserve. En Colombie, des
mesures ont été prises pour éviter le déboisement, notamment dans les
bassins fluviaux qui approvisionnent les grandes villes en eau. L’Équateur
s’est inquiété dès 1935 de la protection des biocénoses naturelles des îles
Galapagos ; les règlements promulgués, malheureusement restés pendant
longtemps sans application rigoureuse, ont été renforcés dans les temps
récents et l’on a bon espoir que diverses dispositions, dont la création en
1959 d’une station biologique dirigée par une fondation internationale
coopérant étroitement avec le gouvernement équatorien, la Fondation
Charles-Darwin pour les îles Galapagos, permettront de sauver ce capital
scientifique de valeur inestimable. Le parc national des Galapagos est
maintenant établi dans les faits et jouit de son statut légal définitif.
Le Venezuela a mis à son actif la création de plusieurs parcs nationaux,
dont le plus remarquable est celui de Rancho Grande, créé en 1937 dans les
Andes de Caracas, entre le lac de Valencia et la mer. Ce parc met à l’abri
une région forestière particulièrement intéressante, habitée par une faune
qui a déjà fait l’objet de nombreuses études. Un laboratoire fonctionne
d’ailleurs dans la réserve et permet aux chercheurs de travailler dans les
meilleures conditions.
