concerne les prédateurs, constituant d’après certains un facteur limitant des
populations animales aux dépens desquelles ils se nourrissent. On s’est en
conséquence acharné à détruire les grands Carnivores et les oiseaux de
proie afin de permettre l’augmentation des effectifs de végétariens. La
plupart du temps, cela mena à des désastres et au dépassement de la
capacité limite, entraînant la dégradation des habitats, rapidement
préjudiciable à l’espèce. Contrairement à ce que l’on a cru pendant
longtemps, la valeur d’une réserve ne s’apprécie pas au nombre des
animaux qu’elle abrite, mais bien plus à l’état des habitats naturels et des
populations animales et végétales qui s’y trouvent en équilibre avec leur
milieu.
L’homme se doit donc d’intervenir artificiellement dans la plupart des
zones mises en réserve. La réglementation en vigueur doit tenir compte de
diverses modalités, et notamment des dimensions des territoires protégés et
des buts à atteindre. Cela conduisit à définir plusieurs catégories de
réserves, dont voici les principales
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:
– Les réserves naturelles intégrales sont des territoires mis en réserve
d’une manière absolue, l’homme s’interdisant toute intervention dans leur
équilibre. Leur accès est réservé aux chercheurs scientifiques travaillant
dans des conditions précises.
– Les parcs nationaux sont des territoires relativement vastes, dont
l’équilibre n’a pas été sensiblement modifié par l’homme et dans le
périmètre desquels sont inclus des sites naturels et des espèces
remarquables. Les plus hautes autorités nationales sont responsables de leur
classement et de leur gestion. Les visiteurs y sont admis sous certaines
conditions. Les parcs nationaux concilient ainsi les impératifs de la
protection de la nature et de l’agrément du public.
– Les réserves partielles, à la différence des précédentes, ont pour but
la protection, non pas de l’ensemble du milieu naturel et de ses composants,
mais d’une catégorie bien définie de végétaux ou d’animaux, parfois aussi
des minéraux ou des sols. L’ensemble des mesures prises vise donc à
conserver une partie des éléments du milieu naturel, les autres n’étant
envisagés qu’en fonction de ceux-ci et pouvant être modifiés selon des
normes établies. Une certaine activité humaine (telle que pâturage,
agriculture) est donc possible à condition qu’elle ne soit pas en
contradiction avec les buts mêmes de la réserve.
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