– Les réserves spéciales visent à préserver partiellement certains
éléments d’un complexe biologique, dont elles réglementent l’utilisation.
Les réserves de chasse et de pêche en sont des exemples classiques.
À cet ensemble de zones mises en réserve, il faudrait encore joindre les
zones de protection ménagées parfois autour des parcs nationaux ou des
réserves intégrales ; leur but est d’en entourer le périmètre d’une ceinture
où une certaine activité humaine est autorisée, mais avec diverses
restrictions, en particulier en ce qui concerne la chasse et la modification
des habitats au-delà de certaines limites.
À ces mesures de protection est venu s’ajouter progressivement dans
tous les pays un appareil législatif de plus en plus complexe visant à
réglementer en tout temps et en tout lieu l’exploitation des ressources
naturelles. La législation s’est peu à peu perfectionnée, tandis que
l’exploitation des forêts, le déboisement, la transformation des biotopes,
l’assèchement des marais, se trouvaient dorénavant soumis à des règles
précises tenant compte, au moins dans leurs principes généraux, des
impératifs de la protection de la nature.
Ces réglementations peuvent paraître bien compliquées. Cela
s’explique cependant en fonction de la difficulté à concilier la protection de
la nature sauvage avec les activités humaines dont on ne peut pas faire
abstraction. Il convient de s’adapter aux conditions locales et de rendre
cette réglementation aussi souple que possible, de ne pas venir à l’encontre
des besoins économiques justifiés de l’homme, et néanmoins d’assurer au
mieux la conservation des habitats naturels et de la faune et de la flore qui
les peuplent.
Il est évident que la mise en réserve de grandes surfaces ne peut être
que le fait des gouvernements eux-mêmes. Par leur législation, ils
établissent le classement de ces zones et en définissent le statut, tandis
qu’ils en assurent la gestion grâce à leur budget. En revanche, beaucoup de
réserves de petite et même de moyenne superficie ont été créées par des
particuliers ou des sociétés privées, dont on ne soulignera jamais assez le
rôle dans le grand mouvement de protection de la nature.
La création et l’entretien de réserves nécessitent toujours des
ressources importantes. Les indispensables crédits, venus grever les budgets
nationaux, ont été critiqués par tous ceux qui regrettaient le « gaspillage de
terres », préférant voir celles-ci transformées en terrains de chasse ou de
éléments d’un complexe biologique, dont elles réglementent l’utilisation.
Les réserves de chasse et de pêche en sont des exemples classiques.
À cet ensemble de zones mises en réserve, il faudrait encore joindre les
zones de protection ménagées parfois autour des parcs nationaux ou des
réserves intégrales ; leur but est d’en entourer le périmètre d’une ceinture
où une certaine activité humaine est autorisée, mais avec diverses
restrictions, en particulier en ce qui concerne la chasse et la modification
des habitats au-delà de certaines limites.
À ces mesures de protection est venu s’ajouter progressivement dans
tous les pays un appareil législatif de plus en plus complexe visant à
réglementer en tout temps et en tout lieu l’exploitation des ressources
naturelles. La législation s’est peu à peu perfectionnée, tandis que
l’exploitation des forêts, le déboisement, la transformation des biotopes,
l’assèchement des marais, se trouvaient dorénavant soumis à des règles
précises tenant compte, au moins dans leurs principes généraux, des
impératifs de la protection de la nature.
Ces réglementations peuvent paraître bien compliquées. Cela
s’explique cependant en fonction de la difficulté à concilier la protection de
la nature sauvage avec les activités humaines dont on ne peut pas faire
abstraction. Il convient de s’adapter aux conditions locales et de rendre
cette réglementation aussi souple que possible, de ne pas venir à l’encontre
des besoins économiques justifiés de l’homme, et néanmoins d’assurer au
mieux la conservation des habitats naturels et de la faune et de la flore qui
les peuplent.
Il est évident que la mise en réserve de grandes surfaces ne peut être
que le fait des gouvernements eux-mêmes. Par leur législation, ils
établissent le classement de ces zones et en définissent le statut, tandis
qu’ils en assurent la gestion grâce à leur budget. En revanche, beaucoup de
réserves de petite et même de moyenne superficie ont été créées par des
particuliers ou des sociétés privées, dont on ne soulignera jamais assez le
rôle dans le grand mouvement de protection de la nature.
La création et l’entretien de réserves nécessitent toujours des
ressources importantes. Les indispensables crédits, venus grever les budgets
nationaux, ont été critiqués par tous ceux qui regrettaient le « gaspillage de
terres », préférant voir celles-ci transformées en terrains de chasse ou de
