Fig. 27. Papillon Apollon de Bavière Parnassius apollo melliculus, mâle.
Cette race bien différenciée a considérablement pâti de captures excessives
de la part de collectionneurs sans scrupule.
Dans l’ensemble les principales causes de destruction ont donc été les
suivantes :
– Chasse. En pénétrant dans des pays sans cesse nouveaux, les
Européens ont été émerveillés par la multitude des animaux et par leur
variété. Aussi ont-ils chassé sans limites et sans frein. Très souvent la
chasse a pris un caractère systématique, soit pour éliminer totalement une
faune jugée inutile ou gênante, soit pour l’exploiter à outrance (pelleterie,
squelettes considérés comme matière première, etc.), soit par un goût du
sport voisin du sadisme.
– Transformation des biotopes. Cette transformation, lente dans
certains pays d’Europe et d’Asie, a été brutale dans les pays nouvellement
peuplés. La déforestation à grande échelle a été particulièrement néfaste en
raison de ses graves répercussions sur le plan local, et sur l’équilibre naturel
tout entier.
– Introduction de plantes et d’animaux exogènes. Pour des raisons
diverses, certaines sentimentales, d’autres économiques, l’homme s’est
ingénié à transporter des êtres vivants dans le monde entier. Beaucoup sont
devenus des « pestes » et, se multipliant sans mesure, ont concurrencé ou
détruit les êtres vivants autochtones. Il se produit alors des réactions en
chaîne des plus néfastes, la plupart du temps imprévisibles, en particulier
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