de riches colonies d’oiseaux de mer : Manchots, Albatros, Pétrels, y
nichaient par milliers.
L’homme a provoqué de très dangereuses ruptures d’équilibre dans ces
écosystèmes simplifiés, donc d’une fragilité extrême. Son impact s’est
manifesté par des destructions volontaires, notamment dans le cas des
Pinnipèdes surexploités pour leur fourrure, tandis que d’autres animaux
étaient détruits par « amusement » ou pour des motifs futiles
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. Mais son
influence la plus grave a consisté en l’introduction de mammifères
exotiques, avant tout Rats et Souris, mais aussi Lapins, Chèvres, Porcs et
Chats, sans compter celle de végétaux. Les Rats ont été particulièrement
malfaisants, car ils se sont attaqués aux oiseaux nichant dans des terriers ou
sur le sol, dévorant œufs, jeunes et adultes. Les colonies de Pétrels ont été
ravagées dans toutes les zones accessibles à ces prédateurs, et seules celles
qui se trouvaient protégées par la topographie ont été préservées. D’après
Jouanin et Paulian (Proc. XII int. Orn. Congr. Helsinki, 1960 (1958) : 368372), dans l’île Amsterdam, seules 4 espèces d’oiseaux sont actuellement
dans un état d’apparente prospérité, alors que d’innombrables ossements
témoignent du nombre d’espèces de Pétrels exterminées dans ces îles
(Bulweria, Puffinus, Pachyptila, Pelagodroma, Pelecanoïdes). Les mêmes
faits se sont reproduits partout ailleurs ; nous aurons d’ailleurs l’occasion
d’en évoquer plus loin quelques exemples particulièrement tragiques.
Ces menaces si graves pour la faune et la flore de ces îles remontent au
XVIII e siècle ; elles se sont aggravées depuis dans des proportions
inquiétantes, surtout à l’époque actuelle où des bases permanentes ont été
établies un peu partout, la présence d’hommes entraînant des perturbations
profondes au sein de communautés ayant évolué à l’écart du reste de la
planète (Holdgate et Wace, 1960 ; Dorst et Milon, 1964).
11. Mers
Les mers ont depuis fort longtemps la réputation d’être inépuisables.
Aussi ont-elles donné lieu à une exploitation de plus en plus intensive à
mesure que l’homme perfectionnait ses techniques.
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