improductif. Cette île a ainsi le triste privilège d’être une des parties du
monde les plus tragiquement érodées par l’action humaine.
La flore autochtone a, bien entendu, gravement pâti de la modification
des habitats et de l’action du feu. Il en est de même de la faune, et en
particulier des Lémuriens, dont Madagascar représente la véritable patrie.
Ces animaux, formant un des groupes de Primates les plus intéressants en
raison de leurs caractères primitifs, sont étroitement liés au milieu forestier
hors duquel la plupart d’entre eux ne peuvent pas vivre. Ils disparaissent
donc à mesure qu’est détruite la forêt, un des meilleurs exemples de
régression d’une espèce animale consécutivement à la destruction de son
habitat.
Ces animaux sont également chassés depuis les temps immémoriaux
par les Malgaches, qui apprécient leur chair, surtout après les avoir
engraissés en captivité. Aussi n’y a-t-il rien d’étonnant à ce que la plupart
des espèces se soient considérablement raréfiées et que les Lémuriens se
rangent actuellement parmi les Mammifères en danger d’extinction. Une
vingtaine de formes sont plus particulièrement menacées de disparition à
l’heure actuelle (parmi lesquelles des Makis, des Chirogales, des
Microcèbes, des Propithèques et des Indris). Une des plus remarquables
d’entre elles est sans conteste l’Aye-aye Daubentonia madagascariensis,
type d’une famille monospécifique, qui se range encore parmi les
mammifères les plus menacés au monde.
10. Îles australes
Nous ne pouvons manquer d’évoquer brièvement l’action de l’homme
dans les Terres australes, constituées par une série d’îles de faibles
dimensions dispersées au milieu des océans antarctiques, en particulier la
Géorgie du Sud, Amsterdam, Saint-Paul, Kerguelen, Crozet et Macquarie.
Ces îles sont naturellement peuplées d’une faune très appauvrie par suite
des conditions écologiques et surtout de leur éloignement de tout centre de
différenciation faunistique. Aucun Mammifère, sauf des espèces marines,
n’y est parvenu, les communautés animales étant avant tout constituées par
monde les plus tragiquement érodées par l’action humaine.
La flore autochtone a, bien entendu, gravement pâti de la modification
des habitats et de l’action du feu. Il en est de même de la faune, et en
particulier des Lémuriens, dont Madagascar représente la véritable patrie.
Ces animaux, formant un des groupes de Primates les plus intéressants en
raison de leurs caractères primitifs, sont étroitement liés au milieu forestier
hors duquel la plupart d’entre eux ne peuvent pas vivre. Ils disparaissent
donc à mesure qu’est détruite la forêt, un des meilleurs exemples de
régression d’une espèce animale consécutivement à la destruction de son
habitat.
Ces animaux sont également chassés depuis les temps immémoriaux
par les Malgaches, qui apprécient leur chair, surtout après les avoir
engraissés en captivité. Aussi n’y a-t-il rien d’étonnant à ce que la plupart
des espèces se soient considérablement raréfiées et que les Lémuriens se
rangent actuellement parmi les Mammifères en danger d’extinction. Une
vingtaine de formes sont plus particulièrement menacées de disparition à
l’heure actuelle (parmi lesquelles des Makis, des Chirogales, des
Microcèbes, des Propithèques et des Indris). Une des plus remarquables
d’entre elles est sans conteste l’Aye-aye Daubentonia madagascariensis,
type d’une famille monospécifique, qui se range encore parmi les
mammifères les plus menacés au monde.
10. Îles australes
Nous ne pouvons manquer d’évoquer brièvement l’action de l’homme
dans les Terres australes, constituées par une série d’îles de faibles
dimensions dispersées au milieu des océans antarctiques, en particulier la
Géorgie du Sud, Amsterdam, Saint-Paul, Kerguelen, Crozet et Macquarie.
Ces îles sont naturellement peuplées d’une faune très appauvrie par suite
des conditions écologiques et surtout de leur éloignement de tout centre de
différenciation faunistique. Aucun Mammifère, sauf des espèces marines,
n’y est parvenu, les communautés animales étant avant tout constituées par
