C’est ainsi qu’à La Réunion pas moins de 17 espèces ont été introduites,
soit 58 % des espèces actuellement rencontrées dans l’île, parmi lesquelles
le Martin triste Acridotheres tristis, d’une dangereuse prolificité. Ces
oiseaux n’ont pas manqué d’entrer en compétition avec les Passereaux
autochtones survivants, qui n’ont pu trouver de refuge que dans les vestiges
forestiers où n’ont guère pénétré les oiseaux acclimatés.
Les îles Aldabra, situées au nord de Madagascar, sont elles aussi un
véritable conservatoire d’êtres étranges, pour la plupart endémiques. La
flore y est fort remarquable, tout comme les Insectes et autres Invertébrés.
Beaucoup d’oiseaux sont propres à ces îles où viennent pondre en grand
nombre des Tortues marines. Mais Aldabra constitue surtout le dernier
refuge de gigantesques Tortues terrestres Testudo gigantea, un type de
Reptile inconnu dans le monde sauf aux Galapagos. Ces Tortues autrefois
répandues à La Réunion, à Maurice et à Rodriguez, en ont disparu devant
les attaques de l’homme. Même à Aldabra, leurs populations encore
florissantes ont connu de graves dangers à la suite de projets
d’aménagement, de colonisation et d’implantations militaires,
heureusement abandonnés.
Ces îles montrent d’une manière générale comment une faune très
évoluée, dégénérée même en raison des circonstances particulières du
milieu, peut disparaître devant la « civilisation ».
Madagascar a de son côté beaucoup souffert de la colonisation
humaine, la dégradation de la nature sauvage étant d’ailleurs bien antérieure
à la pénétration européenne. La cause majeure a été la déforestation
accélérée. À l’origine, l’Est était couvert d’une forêt hygrophile dense,
tandis que le Centre et l’Ouest comportaient des forêts aux feuilles
caduques, en raison d’une sécheresse plus marquée et d’une alternance de
saisons bien tranchées. L’homme ne tarda pas à ravager la Grande Île. La
hache eut peu à peu raison des forêts humides, tandis que le feu mordait sur
les forêts sèches, les faisant disparaître avec rapidité. La destruction des
habitats primitifs entraîna d’ailleurs des modifications climatiques qui
accélérèrent le phénomène. L’érosion et la dégradation des sols
transformèrent une bonne partie de Madagascar en un désert presque
soit 58 % des espèces actuellement rencontrées dans l’île, parmi lesquelles
le Martin triste Acridotheres tristis, d’une dangereuse prolificité. Ces
oiseaux n’ont pas manqué d’entrer en compétition avec les Passereaux
autochtones survivants, qui n’ont pu trouver de refuge que dans les vestiges
forestiers où n’ont guère pénétré les oiseaux acclimatés.
Les îles Aldabra, situées au nord de Madagascar, sont elles aussi un
véritable conservatoire d’êtres étranges, pour la plupart endémiques. La
flore y est fort remarquable, tout comme les Insectes et autres Invertébrés.
Beaucoup d’oiseaux sont propres à ces îles où viennent pondre en grand
nombre des Tortues marines. Mais Aldabra constitue surtout le dernier
refuge de gigantesques Tortues terrestres Testudo gigantea, un type de
Reptile inconnu dans le monde sauf aux Galapagos. Ces Tortues autrefois
répandues à La Réunion, à Maurice et à Rodriguez, en ont disparu devant
les attaques de l’homme. Même à Aldabra, leurs populations encore
florissantes ont connu de graves dangers à la suite de projets
d’aménagement, de colonisation et d’implantations militaires,
heureusement abandonnés.
Ces îles montrent d’une manière générale comment une faune très
évoluée, dégénérée même en raison des circonstances particulières du
milieu, peut disparaître devant la « civilisation ».
Madagascar a de son côté beaucoup souffert de la colonisation
humaine, la dégradation de la nature sauvage étant d’ailleurs bien antérieure
à la pénétration européenne. La cause majeure a été la déforestation
accélérée. À l’origine, l’Est était couvert d’une forêt hygrophile dense,
tandis que le Centre et l’Ouest comportaient des forêts aux feuilles
caduques, en raison d’une sécheresse plus marquée et d’une alternance de
saisons bien tranchées. L’homme ne tarda pas à ravager la Grande Île. La
hache eut peu à peu raison des forêts humides, tandis que le feu mordait sur
les forêts sèches, les faisant disparaître avec rapidité. La destruction des
habitats primitifs entraîna d’ailleurs des modifications climatiques qui
accélérèrent le phénomène. L’érosion et la dégradation des sols
transformèrent une bonne partie de Madagascar en un désert presque
