les adultes et mangeant les œufs et les jeunes, eurent raison de ces oiseaux.
Le Dronte disparut de Maurice vers 1680, les espèces propres à La Réunion
et à Rodriguez s’éteignirent au cours du XVIII e siècle.
D’autres oiseaux des Mascareignes sont mieux connus en raison d’une
extinction plus récente. C’est notamment le cas du Perroquet mascarin
Mascarinus mascarinus de La Réunion, dont le dernier spécimen connu
vivait encore en captivité en 1834, et de la fameuse Huppe de Bourbon
Fregilupus varius, apparentée aux Étourneaux, dont les derniers spécimens
ont été collectés vers 1840 à La Réunion (fig. 25).
Fig. 25. Huppe de Bourbon Fregilupus varius.
La surpopulation déjà ancienne et ses inévitables conséquences
expliquent à elles seules l’ampleur exceptionnelle de ces destructions ainsi
que celles d’autres espèces. La Réunion, déserte au XVI e siècle, n’avait que
12 habitants en 1665, et 37 000 en 1772. En 1950 elle en comptait plus de
200 000. La conséquence inéluctable en a été le déboisement et la
destruction massive de la faune, y compris celle des plus petits oiseaux (Ph.
Milon rapporte avoir vu plumer en 1950 des Zostérops !). Il ne resterait
actuellement que 7 Crécerelles de Maurice Falco punctatus par suite de la
destruction de leur habitat. Les oiseaux ayant disparu ou s’étant
considérablement raréfiés, d’autres ont été acclimatés pour les remplacer.
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