Rhinocéros avait pratiquement disparu des territoires sous domination
française dès 1932, l’Hippopotame régressait partout, de même que la
Girafe, surtout dans l’Ouest africain où ne subsistent que des effectifs si
réduits que toute reconstitution des populations est dorénavant compromise
(fig. 23). La diffusion de plus en plus large d’armes perfectionnées porta un
coup fatal à la grande faune.
D’autres débouchés s’offrirent aux chasseurs professionnels. Ils
avaient à fournir de la viande fraîche ou séchée (biltong) à la main-d’œuvre
travaillant sur les chantiers de grands travaux dans les concessions et les
exploitations agricoles. La destruction n’avait donc pas de limites en raison
des facilités croissantes de commercialisation.
Simultanément s’établissait un commerce de peaux encore actif de nos
jours. Sans doute une partie au moins de celles-ci était prélevée sur des
espèces communes, dont beaucoup le sont demeurées jusqu’à maintenant.
Mais il est très difficile, en l’absence de tout dénombrement précis, aussi
bien dans le passé que dans le présent, de connaître la proportion
d’Antilopes ainsi massacrées. En se basant sur des chiffres concernant
l’époque contemporaine, il apparaît que le nombre de peaux exploitées
annuellement est considérable. D’après Marty (1955) 750 000 peaux ont été
contrôlées en 1953 à la sortie des territoires qui formaient alors l’Union
française, la plupart provenant de Céphalophes. Or ces chiffres sont bien
inférieurs à la réalité, car ils ne concernent que les peaux passées en douane,
et non celles qui ont été utilisées sur place, nombreuses vu les multiples
utilisations de la part des Africains. Une estimation d’environ 2 millions de
Céphalophes massacrés en une seule année pour leurs peaux peut être
admise avec beaucoup de vraisemblance. Des conclusions similaires
s’appliquent à l’Est africain, et notamment à la Somalie : Funaioli et
Simonetta (1961) ont indiqué que ce pays exportait environ 350 000 peaux
de Dikdik (Madoqua, Rhynchotragus) par an et environ 70 000 peaux
d’Antilopes, en majorité (80 %) des Gazelles-girafes ou Gerenuks
Litocranius walleri, entraînant une raréfaction sensible de l’espèce.
française dès 1932, l’Hippopotame régressait partout, de même que la
Girafe, surtout dans l’Ouest africain où ne subsistent que des effectifs si
réduits que toute reconstitution des populations est dorénavant compromise
(fig. 23). La diffusion de plus en plus large d’armes perfectionnées porta un
coup fatal à la grande faune.
D’autres débouchés s’offrirent aux chasseurs professionnels. Ils
avaient à fournir de la viande fraîche ou séchée (biltong) à la main-d’œuvre
travaillant sur les chantiers de grands travaux dans les concessions et les
exploitations agricoles. La destruction n’avait donc pas de limites en raison
des facilités croissantes de commercialisation.
Simultanément s’établissait un commerce de peaux encore actif de nos
jours. Sans doute une partie au moins de celles-ci était prélevée sur des
espèces communes, dont beaucoup le sont demeurées jusqu’à maintenant.
Mais il est très difficile, en l’absence de tout dénombrement précis, aussi
bien dans le passé que dans le présent, de connaître la proportion
d’Antilopes ainsi massacrées. En se basant sur des chiffres concernant
l’époque contemporaine, il apparaît que le nombre de peaux exploitées
annuellement est considérable. D’après Marty (1955) 750 000 peaux ont été
contrôlées en 1953 à la sortie des territoires qui formaient alors l’Union
française, la plupart provenant de Céphalophes. Or ces chiffres sont bien
inférieurs à la réalité, car ils ne concernent que les peaux passées en douane,
et non celles qui ont été utilisées sur place, nombreuses vu les multiples
utilisations de la part des Africains. Une estimation d’environ 2 millions de
Céphalophes massacrés en une seule année pour leurs peaux peut être
admise avec beaucoup de vraisemblance. Des conclusions similaires
s’appliquent à l’Est africain, et notamment à la Somalie : Funaioli et
Simonetta (1961) ont indiqué que ce pays exportait environ 350 000 peaux
de Dikdik (Madoqua, Rhynchotragus) par an et environ 70 000 peaux
d’Antilopes, en majorité (80 %) des Gazelles-girafes ou Gerenuks
Litocranius walleri, entraînant une raréfaction sensible de l’espèce.
