(certains en font même une espèce particulière) d’une espèce également
répandue en Afrique orientale, bien caractérisée par la disparition accusée
des zébrures sur la partie postérieure du corps et leur peu de contraste sur
l’avant (fig. 22). Bien qu’étroitement circonscrits aux environs du Cap et
dans l’État libre d’Orange, ne dépassant pas la rivière Vaal vers le nord, ses
effectifs étaient importants même au début du siècle dernier. Les Boers les
massacrèrent dans l’intention délibérée de les éliminer, comme d’ailleurs
tous les autres grands animaux, des territoires qu’ils se proposaient de
mettre en valeur. En une cinquantaine d’années, ils réussirent pleinement
dans leur entreprise, car le Quagga avait pratiquement disparu de la partie
de son habitat situé au sud de la rivière Orange, où le dernier individu fut
tué en 1858. Il se maintint plus longtemps au nord de ce fleuve, la
colonisation par les Boers y étant plus tardive. Aux environs de 1855, ceuxci commencèrent à s’y établir. Ce fut le début d’un massacre à grande
échelle, pour se procurer du cuir exporté en quantités considérables ou
servant à la confection de sacs à grains. La date exacte de l’extinction
définitive du Quagga est inconnue, mais se place vraisemblablement aux
environs de 1870-1880. Cet Équidé devança ainsi de peu le Zèbre de
Burchell Equus quagga burchelli, autre représentant du même groupe
propre au Bechuanaland et à l’État d’Orange, qui, en dépit de son
abondance, ne tarda pas à être éliminé de la majeure partie de son habitat.
Le dernier individu mourut en captivité au Jardin zoologique de Londres
dans les premières années de ce siècle. Une race voisine, E. q. antiquorum,
est encore représentée par quelques individus vivant dans la partie
occidentale du Sud-Ouest africain.
Les Antilopes souffrirent de la même manière au point que les
populations de la plupart d’entre elles disparurent presque entièrement. Tels
sont par exemple le Bontebok Damaliscus dorcas, autrefois propre au sudouest de la province du Cap, et le Blesbok Damaliscus albifrons répandu
dans le Karoo jusqu’aux limites du Transvaal et du Bechuanaland, jadis
l’Antilope la plus abondante de toute l’Afrique du Sud ; l’un et l’autre ont
disparu à l’état sauvage sur la majeure partie de leur habitat primitif. Il en
est de même du Gnou à queue blanche Connochaetes gnou, du Zèbre de
montagne Equus zebra, de l’Éléphant Loxodonta africana, encore abondant
répandue en Afrique orientale, bien caractérisée par la disparition accusée
des zébrures sur la partie postérieure du corps et leur peu de contraste sur
l’avant (fig. 22). Bien qu’étroitement circonscrits aux environs du Cap et
dans l’État libre d’Orange, ne dépassant pas la rivière Vaal vers le nord, ses
effectifs étaient importants même au début du siècle dernier. Les Boers les
massacrèrent dans l’intention délibérée de les éliminer, comme d’ailleurs
tous les autres grands animaux, des territoires qu’ils se proposaient de
mettre en valeur. En une cinquantaine d’années, ils réussirent pleinement
dans leur entreprise, car le Quagga avait pratiquement disparu de la partie
de son habitat situé au sud de la rivière Orange, où le dernier individu fut
tué en 1858. Il se maintint plus longtemps au nord de ce fleuve, la
colonisation par les Boers y étant plus tardive. Aux environs de 1855, ceuxci commencèrent à s’y établir. Ce fut le début d’un massacre à grande
échelle, pour se procurer du cuir exporté en quantités considérables ou
servant à la confection de sacs à grains. La date exacte de l’extinction
définitive du Quagga est inconnue, mais se place vraisemblablement aux
environs de 1870-1880. Cet Équidé devança ainsi de peu le Zèbre de
Burchell Equus quagga burchelli, autre représentant du même groupe
propre au Bechuanaland et à l’État d’Orange, qui, en dépit de son
abondance, ne tarda pas à être éliminé de la majeure partie de son habitat.
Le dernier individu mourut en captivité au Jardin zoologique de Londres
dans les premières années de ce siècle. Une race voisine, E. q. antiquorum,
est encore représentée par quelques individus vivant dans la partie
occidentale du Sud-Ouest africain.
Les Antilopes souffrirent de la même manière au point que les
populations de la plupart d’entre elles disparurent presque entièrement. Tels
sont par exemple le Bontebok Damaliscus dorcas, autrefois propre au sudouest de la province du Cap, et le Blesbok Damaliscus albifrons répandu
dans le Karoo jusqu’aux limites du Transvaal et du Bechuanaland, jadis
l’Antilope la plus abondante de toute l’Afrique du Sud ; l’un et l’autre ont
disparu à l’état sauvage sur la majeure partie de leur habitat primitif. Il en
est de même du Gnou à queue blanche Connochaetes gnou, du Zèbre de
montagne Equus zebra, de l’Éléphant Loxodonta africana, encore abondant
