Zèbres et de Girafes donnèrent l’illusion que la nature était inépuisable.
L’attrait malsain du coup de fusil inutile et du « tableau » de chasse inégalé,
l’appât du gain dans le cas de l’ivoire, furent des prétextes à massacres. Car
il s’agit une fois de plus de la destruction irraisonnée d’un capital naturel
jusqu’alors pratiquement intouché.
Les dévastations commencèrent dès le XVIII e siècle dans la partie la
plus méridionale du continent, quand les Hollandais s’installèrent en
Afrique australe et remontèrent progressivement vers le nord à la suite des
guerres anglo-boers. Cette partie de l’Afrique était alors habitée par une
faune de grands Ongulés d’une richesse sans doute inégalée même alors en
Afrique. D’immenses troupeaux habitaient les savanes et s’y livraient à des
migrations régulières. Cette faune a totalement disparu sauf en quelques
districts limités ; plusieurs espèces qui en faisaient partie sont même
éteintes.
L’Hippotrague bleu Hippotragus leucophaeus a le triste privilège
d’être le premier Ongulé africain exterminé par l’homme (fig. 21). Il
n’occupa jamais qu’une aire de répartition très limitée en Afrique du Sud,
ne débordant pas en dehors du district de Swellendam, dans la province du
Cap. Cette faible extension et des effectifs peu nombreux le vouaient à une
disparition rapide. D’après le témoignage de voyageurs du début du
XIX e siècle, et notamment de Lichtenstein, on estime que les derniers
survivants furent abattus dès 1800.
Fig. 22. Zèbre quagga Equus quagga quagga.
Plusieurs formes de Zèbres connurent le même sort, avant tout le
Quagga Equus quagga quagga, représentant méridional très différencié
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