Mais les défrichements, la construction de routes, l’amélioration des
pratiques pastorales et la chasse avec des armes perfectionnées en ont eu
raison. Entre 1873 et 1883, 202 Lions furent « officiellement » tués en
Algérie ; le dernier Lion y fut abattu en 1891 à Souk-Ahras. Il survécut plus
longtemps au Maroc, notamment dans les forêts du Moyen Atlas, restées
zone d’insécurité jusqu’à des temps récents. C’est là que vécurent au moins
jusque vers 1922 les derniers Lions d’Afrique du Nord dont la régression
est donc parallèle aux progrès de la pacification et de la civilisation.
Ce sort fut aussi celui du Bubale d’Afrique du Nord Alcelaphus
b. buselaphus, représentant septentrional d’une espèce encore largement
répandue en Afrique tropicale. Au XVIII e siècle, de grands troupeaux
existaient encore dans le sud algérien et dans une partie des chaînes de
l’Atlas. Cet Ongulé évacua progressivement les parties les plus basses de
son habitat nord-africain pour se cantonner dans les districts montagneux.
Caractéristique des grandes plaines ouvertes, il devait aller à l’encontre de
ses préférences écologiques pour trouver la tranquillité, les montagnes étant
demeurées des refuges alors que les plaines étaient depuis longtemps
colonisées. Aux alentours de 1925, le Bubale se maintenait encore aux
confins du Maroc et de l’Algérie ; on a tout lieu de penser qu’il est éteint à
l’heure actuelle.
pratiques pastorales et la chasse avec des armes perfectionnées en ont eu
raison. Entre 1873 et 1883, 202 Lions furent « officiellement » tués en
Algérie ; le dernier Lion y fut abattu en 1891 à Souk-Ahras. Il survécut plus
longtemps au Maroc, notamment dans les forêts du Moyen Atlas, restées
zone d’insécurité jusqu’à des temps récents. C’est là que vécurent au moins
jusque vers 1922 les derniers Lions d’Afrique du Nord dont la régression
est donc parallèle aux progrès de la pacification et de la civilisation.
Ce sort fut aussi celui du Bubale d’Afrique du Nord Alcelaphus
b. buselaphus, représentant septentrional d’une espèce encore largement
répandue en Afrique tropicale. Au XVIII e siècle, de grands troupeaux
existaient encore dans le sud algérien et dans une partie des chaînes de
l’Atlas. Cet Ongulé évacua progressivement les parties les plus basses de
son habitat nord-africain pour se cantonner dans les districts montagneux.
Caractéristique des grandes plaines ouvertes, il devait aller à l’encontre de
ses préférences écologiques pour trouver la tranquillité, les montagnes étant
demeurées des refuges alors que les plaines étaient depuis longtemps
colonisées. Aux alentours de 1925, le Bubale se maintenait encore aux
confins du Maroc et de l’Algérie ; on a tout lieu de penser qu’il est éteint à
l’heure actuelle.
