Les Marsupiaux sont d’une manière générale incapables d’entrer
victorieusement en compétition avec les Mammifères Placentaires – ce qu’a
d’ailleurs prouvé leur histoire géologique – notamment en raison
d’adaptations moins poussées et d’un mode de reproduction mettant le
jeune moins efficacement à l’abri des carnassiers. Ceci explique les ravages
dont sont responsables les animaux introduits par les Européens. Les
Renards, les Chiens et les Chats, redevenus en partie sauvages,
constituèrent de dangereux prédateurs, tandis que les Lapins dévastaient les
habitats originels et entraient en compétition alimentaire avec les formes
herbivores. L’homme ajouta bien entendu ses propres ravages en
transformant profondément les habitats sauvages mis en culture ou
convertis en pâturages pour les moutons. La modification des milieux
naturels constitue probablement la cause déterminante du déclin des
Marsupiaux, étroitement inféodés à des communautés végétales bien
déterminées et manifestant une absence caractérisée de toute souplesse
écologique.
Fig. 19. Thylacine ou Loup de Tasmanie Thylacinus cynocephalus.
La situation devint très rapidement tragique. La plupart des
Marsupiaux, communs au siècle dernier, comme l’attestent les récits des
voyageurs, se raréfièrent dans des proportions inquiétantes. Certains sont
d’ores et déjà à considérer comme éteints.
Beaucoup des petits Marsupiaux carnivores ont régressé promptement,
notamment du fait des attaques des Chats qui les ont exterminés ou éliminés
par la compétition. Le Diable de Tasmanie Sarcophilus harrisi, carnivore de
proportions massives et à première vue bien armé, a disparu de toute
l’Australie et ne se maintient qu’en Tasmanie. On lui reprochait,
victorieusement en compétition avec les Mammifères Placentaires – ce qu’a
d’ailleurs prouvé leur histoire géologique – notamment en raison
d’adaptations moins poussées et d’un mode de reproduction mettant le
jeune moins efficacement à l’abri des carnassiers. Ceci explique les ravages
dont sont responsables les animaux introduits par les Européens. Les
Renards, les Chiens et les Chats, redevenus en partie sauvages,
constituèrent de dangereux prédateurs, tandis que les Lapins dévastaient les
habitats originels et entraient en compétition alimentaire avec les formes
herbivores. L’homme ajouta bien entendu ses propres ravages en
transformant profondément les habitats sauvages mis en culture ou
convertis en pâturages pour les moutons. La modification des milieux
naturels constitue probablement la cause déterminante du déclin des
Marsupiaux, étroitement inféodés à des communautés végétales bien
déterminées et manifestant une absence caractérisée de toute souplesse
écologique.
Fig. 19. Thylacine ou Loup de Tasmanie Thylacinus cynocephalus.
La situation devint très rapidement tragique. La plupart des
Marsupiaux, communs au siècle dernier, comme l’attestent les récits des
voyageurs, se raréfièrent dans des proportions inquiétantes. Certains sont
d’ores et déjà à considérer comme éteints.
Beaucoup des petits Marsupiaux carnivores ont régressé promptement,
notamment du fait des attaques des Chats qui les ont exterminés ou éliminés
par la compétition. Le Diable de Tasmanie Sarcophilus harrisi, carnivore de
proportions massives et à première vue bien armé, a disparu de toute
l’Australie et ne se maintient qu’en Tasmanie. On lui reprochait,
