malheureusement d’une manière assez justifiée, de tuer volailles et
Moutons et d’être de ce fait le quadrupède autochtone le plus nuisible. Il en
est de même du Loup marsupial ou Thylacine Thylacinus cynocephalus, le
plus grand des Marsupiaux carnivores, atteignant la taille d’un gros chien
(fig. 19). Des restes fossiles ont été trouvés en Australie, d’où il semble
avoir été éliminé par le Chien Dingo. Mais, à l’arrivée des Européens, le
Thylacine, encore abondant en Tasmanie, y commit des déprédations parmi
les troupeaux de Moutons. Cela justifia une guerre acharnée au cours des
dernières décennies du XIX e siècle
34
. Il fut de ce fait pratiquement
exterminé dans son dernier refuge. Il n’en subsiste sans doute que quelques
individus dans l’ouest de la Tasmanie (Guiler), et il est même fort possible
qu’il soit éteint.
Les Marsupiaux herbivores ont tout autant souffert. Les plus petits, tels
les Bandicoots (Perameles, Macrotis) et les Rats-kangourous (Bettongia)
ont donné lieu à une chasse intensive pour leur fourrure, hautement
appréciée pour sa finesse. Leur habitude de s’établir dans des terriers les
rendait particulièrement vulnérables aux piégeurs tout comme aux
Carnivores introduits. Les appâts empoisonnés répandus en vue de la
destruction du Lapin sont très souvent ingérés par les Marsupiaux
végétariens qui périssent de ce fait en grand nombre. Il en est de même des
Kangourous, parmi lesquels plusieurs espèces sont gravement menacées par
la destruction de leur habitat, la prédation par les Renards et la chasse pour
leur fourrure. De véritables massacres ont été commis pour satisfaire aux
demandes de la pelleterie. La plupart de ces espèces ont en effet une
fourrure dense et fine, recherchée pendant tout le XIX e siècle, au point de
permettre à de nombreux chasseurs professionnels de vivre de cette
exploitation. Cette chasse continue d’ailleurs encore aujourd’hui dans le cas
de beaucoup d’espèces sur lesquelles la pression cynégétique est trop
intense.
Moutons et d’être de ce fait le quadrupède autochtone le plus nuisible. Il en
est de même du Loup marsupial ou Thylacine Thylacinus cynocephalus, le
plus grand des Marsupiaux carnivores, atteignant la taille d’un gros chien
(fig. 19). Des restes fossiles ont été trouvés en Australie, d’où il semble
avoir été éliminé par le Chien Dingo. Mais, à l’arrivée des Européens, le
Thylacine, encore abondant en Tasmanie, y commit des déprédations parmi
les troupeaux de Moutons. Cela justifia une guerre acharnée au cours des
dernières décennies du XIX e siècle
34
. Il fut de ce fait pratiquement
exterminé dans son dernier refuge. Il n’en subsiste sans doute que quelques
individus dans l’ouest de la Tasmanie (Guiler), et il est même fort possible
qu’il soit éteint.
Les Marsupiaux herbivores ont tout autant souffert. Les plus petits, tels
les Bandicoots (Perameles, Macrotis) et les Rats-kangourous (Bettongia)
ont donné lieu à une chasse intensive pour leur fourrure, hautement
appréciée pour sa finesse. Leur habitude de s’établir dans des terriers les
rendait particulièrement vulnérables aux piégeurs tout comme aux
Carnivores introduits. Les appâts empoisonnés répandus en vue de la
destruction du Lapin sont très souvent ingérés par les Marsupiaux
végétariens qui périssent de ce fait en grand nombre. Il en est de même des
Kangourous, parmi lesquels plusieurs espèces sont gravement menacées par
la destruction de leur habitat, la prédation par les Renards et la chasse pour
leur fourrure. De véritables massacres ont été commis pour satisfaire aux
demandes de la pelleterie. La plupart de ces espèces ont en effet une
fourrure dense et fine, recherchée pendant tout le XIX e siècle, au point de
permettre à de nombreux chasseurs professionnels de vivre de cette
exploitation. Cette chasse continue d’ailleurs encore aujourd’hui dans le cas
de beaucoup d’espèces sur lesquelles la pression cynégétique est trop
intense.
