muelleri), Wake (R. wakensis), Tahiti (R. pacificus), Chatham (R.
dieffenbachi, R. modestus), Fidji (Rallina poeciloptera), Laysan (Porzanula
palmeri), Hawaii (Pennula sandwichensis) et Samoa (Pareudiastes
pacificus)
30
. Tous sont éteints ou réduits à des effectifs incroyablement
faibles, ayant succombé aux attaques des Porcs et des Rats qui dévoraient
leurs œufs et leurs jeunes ; des Chèvres, qui piétinaient leurs nids et
perturbaient leur habitat ; des Chiens et des Chats, parfois des Mangoustes,
qui chassaient les adultes. La plupart de ces exterminations ont eu lieu au
siècle dernier, d’autres plus récemment, en particulier dans le cas du Râle
de l’île Wake Rallus wakensis, que les troupes d’occupation japonaises ont
exterminé pendant la dernière guerre. Les soldats affamés et coupés de toute
source de ravitaillement par suite de la guerre ont prélevé tout ce qui était
susceptible de constituer un aliment. Il semble que ce malheureux oiseau
aptère doive être considéré comme entièrement disparu, alors qu’il était
encore abondant avant les hostilités.
Sans doute a-t-on de temps en temps d’heureuses surprises, surtout
dans les îles de grandes dimensions, où les animaux peuvent plus
facilement trouver des refuges. C’est ce qui est arrivé au fameux Takahé ou
Notornis Porphyrio mantelli, apparenté étroitement à nos Poules sultanes,
autrefois répandu à travers tous les biotopes favorables, prairies humides et
bords des petits étangs de la Nouvelle-Zélande. Considéré comme éteint au
cours des derniers 50 ans, cet oiseau fut redécouvert en 1948 dans quelques
petites vallées retirées des monts Murchison. Il n’en subsistait cependant
pas plus de 200 individus en 1971, ce qui fait que l’espèce reste en très
grand danger d’autant plus qu’elle diminue régulièrement (la population
s’élevait à quelque 400 individus en 1966). Les menaces sont d’autant plus
graves que des Carnivores introduits (Furets) ont peuplé l’aire de
reproduction, de même que de nombreux Cerfs qui perturbent les colonies
et risquent de détruire les couvées en les piétinant. L’espèce semble
d’ailleurs à certains points de vue au terme de son évolution naturelle ; elle
paraît « sénile » à côté des autres espèces de Poules sultanes, comme le
traduisent certaines caractéristiques biologiques (fécondité moins élevée
entre autres).
dieffenbachi, R. modestus), Fidji (Rallina poeciloptera), Laysan (Porzanula
palmeri), Hawaii (Pennula sandwichensis) et Samoa (Pareudiastes
pacificus)
30
. Tous sont éteints ou réduits à des effectifs incroyablement
faibles, ayant succombé aux attaques des Porcs et des Rats qui dévoraient
leurs œufs et leurs jeunes ; des Chèvres, qui piétinaient leurs nids et
perturbaient leur habitat ; des Chiens et des Chats, parfois des Mangoustes,
qui chassaient les adultes. La plupart de ces exterminations ont eu lieu au
siècle dernier, d’autres plus récemment, en particulier dans le cas du Râle
de l’île Wake Rallus wakensis, que les troupes d’occupation japonaises ont
exterminé pendant la dernière guerre. Les soldats affamés et coupés de toute
source de ravitaillement par suite de la guerre ont prélevé tout ce qui était
susceptible de constituer un aliment. Il semble que ce malheureux oiseau
aptère doive être considéré comme entièrement disparu, alors qu’il était
encore abondant avant les hostilités.
Sans doute a-t-on de temps en temps d’heureuses surprises, surtout
dans les îles de grandes dimensions, où les animaux peuvent plus
facilement trouver des refuges. C’est ce qui est arrivé au fameux Takahé ou
Notornis Porphyrio mantelli, apparenté étroitement à nos Poules sultanes,
autrefois répandu à travers tous les biotopes favorables, prairies humides et
bords des petits étangs de la Nouvelle-Zélande. Considéré comme éteint au
cours des derniers 50 ans, cet oiseau fut redécouvert en 1948 dans quelques
petites vallées retirées des monts Murchison. Il n’en subsistait cependant
pas plus de 200 individus en 1971, ce qui fait que l’espèce reste en très
grand danger d’autant plus qu’elle diminue régulièrement (la population
s’élevait à quelque 400 individus en 1966). Les menaces sont d’autant plus
graves que des Carnivores introduits (Furets) ont peuplé l’aire de
reproduction, de même que de nombreux Cerfs qui perturbent les colonies
et risquent de détruire les couvées en les piétinant. L’espèce semble
d’ailleurs à certains points de vue au terme de son évolution naturelle ; elle
paraît « sénile » à côté des autres espèces de Poules sultanes, comme le
traduisent certaines caractéristiques biologiques (fécondité moins élevée
entre autres).
