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Partie 1 • Méthodes séparatives
Les détecteurs précédents ne donnent pas d’informations sur la nature des composés
élués, tout au plus sont-ils sélectifs. L’identification repose donc sur un étalonnage préalable des temps de rétention ou sur l’utilisation des indices de rétention (cf. § 3.10). Lorsque
le chromatogramme présente des pics rapprochés, des confusions de composés peuvent
se produire. Pour y remédier, on peut soit associer plusieurs détecteurs complémentaires
(fig. 3.15), soit choisir des détecteurs permettant d’avoir des informations spectrales ou
relatives à la composition élémentaire des analytes. On dispose alors à la fois du temps
de rétention et de caractéristiques propres aux composés. Ces détecteurs reposent sur des
méthodes indépendantes d’analyse, dont les résultats sont d’autant plus fiables que les composés ont été bien séparés par la colonne.
3.8.1 Détecteur à émission atomique
Les composés en sortie de colonne débouchent dans un plasma à micro-ondes dont la température est suffisante pour créer les conditions rencontrées dans un appareil à émission
atomique (cf. chapitre 14). Chaque atome présent dans les solutés élués donne des radiations caractéristiques qui permettent de l’identifier (fig. 14.8).
3.8.2 Autres détecteurs
En adaptant en sortie de colonne un détecteur de masse (spectromètre de masse basse résolution, cf. chapitre 16), on obtient le spectre de fragmentation de chacun des composés
élués. À partir du courant ionique total (TIC), on peut tracer le chromatogramme représentatif des composés élués. En sélectionnant un ion particulier (technique SIM), on obtiendra
un chromatogramme sélectif. Bien que cette méthode conduise à une sensibilité moindre
qu’avec les détecteurs classiques, elle est devenue irremplaçable dans nombre de dosages
actuels, notamment dans les analyses de l’environnement. Elle exige néanmoins l’utilisation
de colonnes performantes (DI = 0,1 à 0,2 mm) et à ressuage ultrafaible. De même, avec un
détecteur infrarouge, on obtient le spectre du moyen infrarouge (cf. chapitre 10) et avec un
détecteur ultraviolet , un spectre ultraviolet (cf. chapitre 9) de chaque composé élué.
On entre ici dans le domaine des méthodes couplées, largement utilisées pour doser les
traces. Les deux modes de détection ci-dessus peuvent être réunis dans une même installation à la suite d’une CPG à colonne capillaire.
3.9 CHROMATOGRAPHIE RAPIDE
D’une manière générale, la chromatographie est une méthode lente d’analyse. Les temps de
rétention dépassent encore souvent une heure quand on cherche à séparer tous les constituants des mélanges complexes. Pour raccourcir ces temps on peut agir sur différents paramètres. Le plus évident consiste à utiliser une colonne plus courte et pour ne pas perdre en
efficacité, diminuer le diamètre de la colonne capillaire (cf. relation 1.33). On choisit de plus
un film de phase stationnaire de faible épaisseur (0,1 mm) et on opère en programmation
de température avec une rampe importante (ex. 100 ◦ C/min), ce qui est possible avec les
instruments et les colonnes actuels. On passe ainsi dans le domaine de la chromatographie
rapide.
Partie 1 • Méthodes séparatives
Les détecteurs précédents ne donnent pas d’informations sur la nature des composés
élués, tout au plus sont-ils sélectifs. L’identification repose donc sur un étalonnage préalable des temps de rétention ou sur l’utilisation des indices de rétention (cf. § 3.10). Lorsque
le chromatogramme présente des pics rapprochés, des confusions de composés peuvent
se produire. Pour y remédier, on peut soit associer plusieurs détecteurs complémentaires
(fig. 3.15), soit choisir des détecteurs permettant d’avoir des informations spectrales ou
relatives à la composition élémentaire des analytes. On dispose alors à la fois du temps
de rétention et de caractéristiques propres aux composés. Ces détecteurs reposent sur des
méthodes indépendantes d’analyse, dont les résultats sont d’autant plus fiables que les composés ont été bien séparés par la colonne.
3.8.1 Détecteur à émission atomique
Les composés en sortie de colonne débouchent dans un plasma à micro-ondes dont la température est suffisante pour créer les conditions rencontrées dans un appareil à émission
atomique (cf. chapitre 14). Chaque atome présent dans les solutés élués donne des radiations caractéristiques qui permettent de l’identifier (fig. 14.8).
3.8.2 Autres détecteurs
En adaptant en sortie de colonne un détecteur de masse (spectromètre de masse basse résolution, cf. chapitre 16), on obtient le spectre de fragmentation de chacun des composés
élués. À partir du courant ionique total (TIC), on peut tracer le chromatogramme représentatif des composés élués. En sélectionnant un ion particulier (technique SIM), on obtiendra
un chromatogramme sélectif. Bien que cette méthode conduise à une sensibilité moindre
qu’avec les détecteurs classiques, elle est devenue irremplaçable dans nombre de dosages
actuels, notamment dans les analyses de l’environnement. Elle exige néanmoins l’utilisation
de colonnes performantes (DI = 0,1 à 0,2 mm) et à ressuage ultrafaible. De même, avec un
détecteur infrarouge, on obtient le spectre du moyen infrarouge (cf. chapitre 10) et avec un
détecteur ultraviolet , un spectre ultraviolet (cf. chapitre 9) de chaque composé élué.
On entre ici dans le domaine des méthodes couplées, largement utilisées pour doser les
traces. Les deux modes de détection ci-dessus peuvent être réunis dans une même installation à la suite d’une CPG à colonne capillaire.
3.9 CHROMATOGRAPHIE RAPIDE
D’une manière générale, la chromatographie est une méthode lente d’analyse. Les temps de
rétention dépassent encore souvent une heure quand on cherche à séparer tous les constituants des mélanges complexes. Pour raccourcir ces temps on peut agir sur différents paramètres. Le plus évident consiste à utiliser une colonne plus courte et pour ne pas perdre en
efficacité, diminuer le diamètre de la colonne capillaire (cf. relation 1.33). On choisit de plus
un film de phase stationnaire de faible épaisseur (0,1 mm) et on opère en programmation
de température avec une rampe importante (ex. 100 ◦ C/min), ce qui est possible avec les
instruments et les colonnes actuels. On passe ainsi dans le domaine de la chromatographie
rapide.
