2 • Chromatographie liquide haute performance
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2.11.4 Autres détecteurs
L’identification d’un composé d’après son seul temps de rétention est quelquefois aléatoire.
Elle exige qu’on en dispose à l’état authentique pour pouvoir faire une injection témoin.
Des détecteurs plus perfectionnés, donnant des informations complémentaires sur les
produits élués de la colonne, peuvent être installés en sortie de colonne.
On aboutit, quand le détecteur constitue à lui seul une seconde méthode d’analyse, à des
identifications bidimensionnelles plus sûres. Dans ce domaine on trouve divers types de
spectrophotomètres à qui on fait jouer à la fois le rôle de détecteurs classiques (obtention du
chromatogramme) et d’outils d’identification des espèces séparées (cf. §16.5). Le couplage
avec la spectrométrie de masse (CLHP/SM), est très utile pour identifier les mélanges de
composés connus quand on dispose d’une spectrothèque adaptée. Quant au couplage avec
la RMN (CLHP/RMN 1 H), longtemps considéré comme impossible, il facilite grandement
l’étude des mélanges comportant des composés inconnus (cf. chapitres 15 et 16).
2.12 TENDANCES ACTUELLES DE LA CLHP
L’intérêt porté à la technique couplée CLHP/SM a fait progresser la chromatographie liquide dans le sens de la miniaturisation (fig. 2.26). En effet le principal problème rencontré
lorsqu’on installe un spectromètre de masse en aval d’un chromatographe liquide est l’élimination de la phase mobile. Pour cela le passage à la chromatographie liquide capillaire
ou à la nano-chromatographie, deux techniques en voie de développement, facilite l’interfaçage entre les deux appareils.
L’adaptation de microcolonnes augmente les performances des séparations, mais en
contre-partie le passage de la technique au royaume de Lilliput est exigeant sur le plan de la
réalisation. Il faut savoir gérer les microdébits de phase mobile, les volumes morts les plus
petits possibles sur tout le parcours, de la chambre de mélange pour gradients jusqu’au volume de la cellule de détection (fig. 2.27). On doit utiliser des chromatographes spécifiques
encore peu nombreux ou adapter les appareils conventionnels, mais la reproductibilité des
gradients est difficile à ce niveau. Les microfuites des pompes deviennent de l’ordre de
grandeur des débits à réaliser.
4,6 mm
0,3 mm
0,08 mm
1:1
1:235
1:3762
1 mL/min (débit type)
2 mm
1:5,3
0,2 mL/min
7 µL/min
0,3 µL/min
(diam. int.)
Figure 2.26 Comparaison des débits dans des colonnes de diamètres différents.
En admettant que le remplissage de ces quatre colonnes est de même nature et de
même porosité, on voit l’avantage que présente le passage de la CLHP classique (à
gauche) à la CLHP-capillaire ou à la nano-CLHP (à droite). Plus le diamètre de la colonne
est étroit, plus la consommation de phase mobile diminue.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
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2.11.4 Autres détecteurs
L’identification d’un composé d’après son seul temps de rétention est quelquefois aléatoire.
Elle exige qu’on en dispose à l’état authentique pour pouvoir faire une injection témoin.
Des détecteurs plus perfectionnés, donnant des informations complémentaires sur les
produits élués de la colonne, peuvent être installés en sortie de colonne.
On aboutit, quand le détecteur constitue à lui seul une seconde méthode d’analyse, à des
identifications bidimensionnelles plus sûres. Dans ce domaine on trouve divers types de
spectrophotomètres à qui on fait jouer à la fois le rôle de détecteurs classiques (obtention du
chromatogramme) et d’outils d’identification des espèces séparées (cf. §16.5). Le couplage
avec la spectrométrie de masse (CLHP/SM), est très utile pour identifier les mélanges de
composés connus quand on dispose d’une spectrothèque adaptée. Quant au couplage avec
la RMN (CLHP/RMN 1 H), longtemps considéré comme impossible, il facilite grandement
l’étude des mélanges comportant des composés inconnus (cf. chapitres 15 et 16).
2.12 TENDANCES ACTUELLES DE LA CLHP
L’intérêt porté à la technique couplée CLHP/SM a fait progresser la chromatographie liquide dans le sens de la miniaturisation (fig. 2.26). En effet le principal problème rencontré
lorsqu’on installe un spectromètre de masse en aval d’un chromatographe liquide est l’élimination de la phase mobile. Pour cela le passage à la chromatographie liquide capillaire
ou à la nano-chromatographie, deux techniques en voie de développement, facilite l’interfaçage entre les deux appareils.
L’adaptation de microcolonnes augmente les performances des séparations, mais en
contre-partie le passage de la technique au royaume de Lilliput est exigeant sur le plan de la
réalisation. Il faut savoir gérer les microdébits de phase mobile, les volumes morts les plus
petits possibles sur tout le parcours, de la chambre de mélange pour gradients jusqu’au volume de la cellule de détection (fig. 2.27). On doit utiliser des chromatographes spécifiques
encore peu nombreux ou adapter les appareils conventionnels, mais la reproductibilité des
gradients est difficile à ce niveau. Les microfuites des pompes deviennent de l’ordre de
grandeur des débits à réaliser.
4,6 mm
0,3 mm
0,08 mm
1:1
1:235
1:3762
1 mL/min (débit type)
2 mm
1:5,3
0,2 mL/min
7 µL/min
0,3 µL/min
(diam. int.)
Figure 2.26 Comparaison des débits dans des colonnes de diamètres différents.
En admettant que le remplissage de ces quatre colonnes est de même nature et de
même porosité, on voit l’avantage que présente le passage de la CLHP classique (à
gauche) à la CLHP-capillaire ou à la nano-CLHP (à droite). Plus le diamètre de la colonne
est étroit, plus la consommation de phase mobile diminue.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
