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Partie 1 • Méthodes séparatives
2.11.3 Détecteur réfractométrique
Ce type de détecteur comporte un réfractomètre différentiel qui a pour objet de mesurer en
continu la différence d’indice de réfraction entre la phase mobile et l’effluent de la colonne.
Pour cela un faisceau lumineux (mono- ou polychromatique) passe à travers une cellule
comportant deux compartiments dont l’un est rempli avec la phase mobile seule et l’autre
avec l’effluent en sortie de colonne (fig. 2.25). La différence d’indice entre les deux liquides,
qui apparaît lorsqu’un composé est mélangé à l’éluant, se traduit par un déplacement angulaire du rayon réfracté. Dans la pratique, le signal correspond à la mesure en continu de la
rétroaction qu’il faut fournir à un élément optique pour compenser la déviation du faisceau
réfléchi.
chromatogramme
10
15
20 min
photodiode à deux plages
impact du
faisceau lumineux
phase mobile
de référence
cellule réfractométrique (ici n > n )
1
2
n 1
n 2
phase mobile en
aval de la colonne
signal
détecteur
source
cellule
compensation
optique
dispositif
asservissement
S
r
i
détecteur
Figure 2.25 Un détecteur réfractométrique différentiel à déviation.
Trajet optique au niveau de la cellule.
Le principe repose sur les lois de Fresnel de transmission de la lumière dans les milieux
transparents dont l’indice de réfraction est n. Le contrôle de la position du faisceau
réfracté est obtenu avec une photocellule à deux plages sensibles, dont on maintient
les réponses égales par un coin optique (non représenté). Aspect d’un chromatogramme
d’un mélange de sucres obtenu avec ce type de détecteur.
Ce détecteur considéré comme quasi universel présente l’inconvénient d’être beaucoup
moins sensible que le détecteur UV, et d’être trop sensible aux variations de température.
Il faut que sa température soit parfaitement régulée (à 0,001
◦ C) et que la colonne soit
thermostatée. Il conduit à des pics négatifs ou positifs, ce qui impose un réglage de la ligne
de base à mi-hauteur du graphe. Il ne peut être utilisé qu’en mode isocratique. En effet, en
gradient d’élution, la composition de la phase mobile évolue au cours du temps ainsi que
son indice, d’où une dérive de la ligne de base. La compensation, facilement obtenue dans
le cas d’un éluant de composition fixe, n’est plus réalisable quand la composition de l’éluant
en tête de colonne diffère de celle qui en sort. Il n’est donc utilisé que pour les composés
qui n’absorbent pas dans l’UV-Visible ou en série avec d’autres détecteurs.
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