1 • Chromatographie, aspects généraux
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même en présence d’autres composés donnant des pics non résolus. Facile de mise en
œuvre, elle correspond à l’application d’un principe commun à beaucoup de dosages.
Le procédé repose sur la comparaison de deux chromatogrammes obtenus successivement sans changer les conditions de réglage de l’appareil (fig. 1.15). Le premier est un
chromatogramme de référence acquis à partir d’une solution de référence (conc. C réf ) dans
un solvant, du composé qui fait l’objet du dosage. On injecte un volume V de cette solution et on repère sur le chromatogramme l’aire A réf du pic correspondant. Le second résulte
de l’injection d’un volume identique V de l’échantillon en solution, contenant le composé
à doser (conc. C éch ). Soit A éch l’aire du pic correspondant. Puisque les volumes injectés
sont égaux, il y a proportionnalité entre les aires, qui dépendent des masses injectées, et les
concentrations correspondantes (m i = C i · V ). La relation 1.35 appliquée aux deux chromatogrammes conduit à la relation 1.36 caractéristique de cette méthode :
m réf = C réf · V = K · A réf
et
m éch = C éch · V = K · A éch
soit :
C éch = C réf
A éch
A réf
(1.36)
chromatogramme d'étalonnage (C )
réf.
pic solvant
pic solvant
A éch.
A réf.
chromatogramme de la solution à doser (C )
éch.
0
0
Figure 1.15 Méthode de dosage par étalonnage externe.
La précision de cette méthode est améliorée lorsqu’on utilise plusieurs solutions afin
de tracer la droite d’étalonnage. Pour l’analyse de traces, il est parfois conseillé, en
chromatographie liquide, de remplacer les aires des pics par leurs hauteurs qui sont
moins sensibles aux variations de débit de la phase mobile.
L’étalonnage est possible, comme ici sur la figure 1.15, avec un seul point de mesure (la
« droite d’étalonnage » passe donc par l’origine). La précision sera meilleure si les concentrations des solutions de référence et de l’échantillon sont du même ordre de grandeur. Il
s’entend que les réglages de l’appareil ne doivent pas être modifiés entre les injections.
Cette méthode, faisant appel aux coefficients de réponse absolus , donne des résultats
très fiables avec les chromatographes performants actuels qui sont équipés d’un autoéchantillonneur : ce dernier constitué de la réunion d’un carrousel porte-échantillons et
d’un injecteur automatique permet d’enchaîner plusieurs dosages sans intervention humaine. Une seule solution de référence permet de compenser une éventuelle dérive de
l’instrument par des ré-injections programmées de contrôle.
La précision du dosage est évidemment améliorée en calculant la moyenne des aires
obtenues à partir de plusieurs injections identiques, mais, quitte à faire plusieurs mesures,
il est alors préférable de procéder à un étalonnage multipoints (multilevel calibration). Pour
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
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même en présence d’autres composés donnant des pics non résolus. Facile de mise en
œuvre, elle correspond à l’application d’un principe commun à beaucoup de dosages.
Le procédé repose sur la comparaison de deux chromatogrammes obtenus successivement sans changer les conditions de réglage de l’appareil (fig. 1.15). Le premier est un
chromatogramme de référence acquis à partir d’une solution de référence (conc. C réf ) dans
un solvant, du composé qui fait l’objet du dosage. On injecte un volume V de cette solution et on repère sur le chromatogramme l’aire A réf du pic correspondant. Le second résulte
de l’injection d’un volume identique V de l’échantillon en solution, contenant le composé
à doser (conc. C éch ). Soit A éch l’aire du pic correspondant. Puisque les volumes injectés
sont égaux, il y a proportionnalité entre les aires, qui dépendent des masses injectées, et les
concentrations correspondantes (m i = C i · V ). La relation 1.35 appliquée aux deux chromatogrammes conduit à la relation 1.36 caractéristique de cette méthode :
m réf = C réf · V = K · A réf
et
m éch = C éch · V = K · A éch
soit :
C éch = C réf
A éch
A réf
(1.36)
chromatogramme d'étalonnage (C )
réf.
pic solvant
pic solvant
A éch.
A réf.
chromatogramme de la solution à doser (C )
éch.
0
0
Figure 1.15 Méthode de dosage par étalonnage externe.
La précision de cette méthode est améliorée lorsqu’on utilise plusieurs solutions afin
de tracer la droite d’étalonnage. Pour l’analyse de traces, il est parfois conseillé, en
chromatographie liquide, de remplacer les aires des pics par leurs hauteurs qui sont
moins sensibles aux variations de débit de la phase mobile.
L’étalonnage est possible, comme ici sur la figure 1.15, avec un seul point de mesure (la
« droite d’étalonnage » passe donc par l’origine). La précision sera meilleure si les concentrations des solutions de référence et de l’échantillon sont du même ordre de grandeur. Il
s’entend que les réglages de l’appareil ne doivent pas être modifiés entre les injections.
Cette méthode, faisant appel aux coefficients de réponse absolus , donne des résultats
très fiables avec les chromatographes performants actuels qui sont équipés d’un autoéchantillonneur : ce dernier constitué de la réunion d’un carrousel porte-échantillons et
d’un injecteur automatique permet d’enchaîner plusieurs dosages sans intervention humaine. Une seule solution de référence permet de compenser une éventuelle dérive de
l’instrument par des ré-injections programmées de contrôle.
La précision du dosage est évidemment améliorée en calculant la moyenne des aires
obtenues à partir de plusieurs injections identiques, mais, quitte à faire plusieurs mesures,
il est alors préférable de procéder à un étalonnage multipoints (multilevel calibration). Pour
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
