20 • Méthodes voltampérométriques et coulométriques
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Dans cette seconde variante, l’iode nécessaire au dosage est généré à partir d’un précurseur, au fur et à mesure par voie électrochimique à l’aide d’impulsions électriques appliquées aux électrodes : le réactif de KF modifié en conséquence, contient un iodure (le
précurseur) qui est oxydé en diiode au contact de l’anode. Cette cellule à électrolyse est munie d’un diaphragme entre les compartiments anodique et cathodique (fig.20.13). À l’anode,
l’ion iodure s’oxyde en iode (2I − −→ I 2 + 2e − ), une mole d’eau nécessitant deux faradays.
Le volume de réactif KF qui sert dans le calcul de concentration dans la méthode classique,
est remplacé par la mesure, plus précise, d’une quantité de courant, sachant qu’1 mg d’eau
équivaut à 11,72 coulombs
détecteur
prise d'essai
barreau magnétique
(diazote)
solvant
réactif de K. Fischer
Figure 20.13 Dosage de l’eau par la méthode de K. Fischer.
Un dosage conventionnel à la burette avec détection visuelle du point d’équivalence
conduirait à des résultats imprécis. On utilise une cellule comportant deux petites électrodes de platine. Tant qu’il n’y a pas d’iode libre en solution, les électrodes restent
polarisées et il ne circule donc qu’un faible courant. Dès que le point d’équivalence est
atteint, l’iode en excès entraîne la dépolarisation des électrodes et le microampèremètre
révèle alors le passage d’un courant plus intense.
20.11 CONDUITE D’UN DOSAGE SELON LA MÉTHODE
DE KARL FISCHER
Le dosage est conduit en deux étapes. On commence par déterminer l’équivalence en eau
du réactif de KF (titre T), puis on dose l’eau contenue dans l’échantillon. Les différentes
opérations se font à la suite, dans une cellule de mesure spéciale, à l’abri de l’atmosphère.
Comme pour beaucoup de dosages volumétriques, il est possible de suivre une voie de
dosage direct, ou bien une voie de dosage en retour. Dans la voie directe on atteint le point
d’équivalence en ajoutant juste la quantité nécessaire de réactif de Karl Fischer (appelé KF
dans la suite du texte). Dans la voie en retour, on ajoute un excès de ce réactif, avant d’en
doser l’excès en utilisant le solvant non anhydre dont on a déterminé la teneur en eau par un
pré-titrage, et qui a été placé dans la burette.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
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Dans cette seconde variante, l’iode nécessaire au dosage est généré à partir d’un précurseur, au fur et à mesure par voie électrochimique à l’aide d’impulsions électriques appliquées aux électrodes : le réactif de KF modifié en conséquence, contient un iodure (le
précurseur) qui est oxydé en diiode au contact de l’anode. Cette cellule à électrolyse est munie d’un diaphragme entre les compartiments anodique et cathodique (fig.20.13). À l’anode,
l’ion iodure s’oxyde en iode (2I − −→ I 2 + 2e − ), une mole d’eau nécessitant deux faradays.
Le volume de réactif KF qui sert dans le calcul de concentration dans la méthode classique,
est remplacé par la mesure, plus précise, d’une quantité de courant, sachant qu’1 mg d’eau
équivaut à 11,72 coulombs
détecteur
prise d'essai
barreau magnétique
(diazote)
solvant
réactif de K. Fischer
Figure 20.13 Dosage de l’eau par la méthode de K. Fischer.
Un dosage conventionnel à la burette avec détection visuelle du point d’équivalence
conduirait à des résultats imprécis. On utilise une cellule comportant deux petites électrodes de platine. Tant qu’il n’y a pas d’iode libre en solution, les électrodes restent
polarisées et il ne circule donc qu’un faible courant. Dès que le point d’équivalence est
atteint, l’iode en excès entraîne la dépolarisation des électrodes et le microampèremètre
révèle alors le passage d’un courant plus intense.
20.11 CONDUITE D’UN DOSAGE SELON LA MÉTHODE
DE KARL FISCHER
Le dosage est conduit en deux étapes. On commence par déterminer l’équivalence en eau
du réactif de KF (titre T), puis on dose l’eau contenue dans l’échantillon. Les différentes
opérations se font à la suite, dans une cellule de mesure spéciale, à l’abri de l’atmosphère.
Comme pour beaucoup de dosages volumétriques, il est possible de suivre une voie de
dosage direct, ou bien une voie de dosage en retour. Dans la voie directe on atteint le point
d’équivalence en ajoutant juste la quantité nécessaire de réactif de Karl Fischer (appelé KF
dans la suite du texte). Dans la voie en retour, on ajoute un excès de ce réactif, avant d’en
doser l’excès en utilisant le solvant non anhydre dont on a déterminé la teneur en eau par un
pré-titrage, et qui a été placé dans la burette.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
