1 • Chromatographie, aspects généraux
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1.10.3 Équation de Knox
Une autre équation – connue sous le nom d’équation de Knox – plus récente (1977), est applicable aux divers types de chromatographie liquide. Elle fait intervenir la hauteur réduite :
h = A u
1/3 +
B
u
+ C u
(1.34)
1.11 OPTIMISATION D’UNE ANALYSE CHROMATOGRAPHIQUE
La chromatographie analytique est essentiellement utilisée en analyse quantitative. À cette
fin, il faut pouvoir déterminer les aires des pics des espèces à doser, donc les séparer. Pour
y parvenir on fait de plus en plus souvent appel à des logiciels d’optimisation basés sur la
connaissance du processus chromatographique. C’est l’étape de l’optimisation de l’analyse
qui met à profit les connaissances de l’analyste et les ressources de l’appareil pour simuler
les résultats à attendre des modifications de la composition de la phase mobile et d’autres
paramètres physico-chimiques tels la température ou le pH dans le cas de substances ionisables.
En chromatographie en phase gazeuse, les séparations peuvent être si complexes qu’on
ne peut déterminer par avance s’il est préférable de baisser ou d’élever la température. Le
choix de la colonne, de sa longueur, de son diamètre, de la phase stationnaire, du rapport de
phase ainsi que des paramètres de séparation (température et débit), sont autant de facteurs
qui interagissent les uns sur les autres.
La résolution et le temps d’élution sont les deux variables dépendantes les plus importantes à considérer. Dans toute optimisation, le but est de réussir une séparation suffisante
du ou des composés intéressants en un minimum de temps. Dans certains cas, il ne faut toutefois pas oublier le temps nécessaire à la colonne pour revenir aux conditions initiales avant
d’effectuer l’analyse suivante. La chromatographie correspond en effet à un type d’analyse
lente. Si la résolution est très bonne, l’optimisation aura encore sa raison d’être pour gagner
du temps en utilisant une colonne plus courte – sachant que la résolution est affectée d’un
facteur faisant intervenir la racine carrée de la longueur de la colonne (cf. le paramètre N
de la formule 1.28 et la figure 1.9).
Quand on modifie le débit dans une séparation avec gradient on observe des changements importants sur le chromatogramme. La sélectivité entre pics est perturbée, comme le
sont bien sûr les temps de rétention. La figure 1.11 illustre par un exemple l’optimisation
d’une séparation, en chromatographie liquide, d’un mélange d’hydrocarbures aromatiques
par modification de la composition de la phase mobile. On remarquera que cette optimisation s’accompagne d’une augmentation importante du temps d’analyse pour « boucler le
cycle ».
Si on ne s’intéresse qu’à certains des composés présents, on peut faire appel à un détecteur sélectif qui ne verra, à la limite, qu’eux seuls. Dans d’autres cas, par contre, on s’attache
à séparer le plus grand nombre possible de composés du mélange initial.
Suivant les types de chromatographie, l’optimisation est plus ou moins rapide. En chromatographie en phase gazeuse elle est plus facile qu’en chromatographie liquide où intervient la composition de la phase mobile : des logiciels ont été spécialement créés pour aider
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