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Partie 3 • Autres méthodes
PPO
POPOP
N
O
N
O
N
O
Figure 17.3 Deux exemples de scintillateurs courants : le PPO et le POPOP.
Un étalonnage du dispositif de comptage est nécessaire. Une partie de l’énergie dégagée
par l’émission de la particule b
− est en effet absorbée sans être transformée en photons
(piégeage chimique). En outre, une partie des radiations lumineuses peut être aussi réabsorbée par la solution si les spectres de fluorescence et d’absorption ont une partie commune
(piégeage coloré, cf. chapitre 11).
Après avoir traversé un filtre pour délimiter une bande passante, les photons sont comptés
pendant un temps donné, par un ou deux photomultiplicateurs travaillant en coïncidence
(fig. 17.4). En CLHP, pour provoquer la fluorescence dans la cellule de mesure, on fait
arriver conjointement la phase mobile éluée et le scintillateur liquide, ou bien on fait passer
la phase éluée dans un capillaire dont la paroi est faite d’un verre scintillant.
flacon échantillon
préamplificateurs
porte
"AND"
PM n° 1
comptage
PM n° 2
1 -échantillon
2 - tube de mesure
3 - écran de plomb
4 - puits de scintillation
5- tube photomultiplicateur (PM)
2
3
4
5
1
Figure 17.4 Système de comptage.
a) appareil comportant un puits de comptage et un photomultiplicateur pour mesurer
la luminescence produite par l’échantillon mélangé à un cocktail de scintillation (en
milieu aqueux ou non aqueux) ; b) appareil pour mesurer l’activité d’un radio-isotope de
faible énergie par la méthode des coïncidences. Une seule particule b produit plusieurs
centaines de photons. On peut donc en détecter un certain nombre au même instant
avec deux PM en opposition. Le comptage n’a lieu que si les deux PM fournissent un
signal dont le décalage n’excède pas quelques nanosecondes.
Les traceurs radioactifs posent des problèmes d’exposition et de traitement des déchets qui
font courir des risques spécifiques à l’environnement et aux personnes qui les manipulent.
Leur utilisation est donc soumise à des règles très strictes. L’obtention d’une licence pour
détenir des composés radioactifs passe par un examen des locaux qui doivent répondre à
certaines normes au niveau des rejets. Les précautions habituelles, tel que le travail avec des
gants derrière un écran de protection, en utilisant des activités totales faibles et si possible
des émetteurs de faible énergie, suffisent à éviter tout danger d’irradiation externe. Parmi
les radio-isotopes les plus utilisés, seul le
35 S émet un rayonnement g de forte énergie. Un
écran transparent en plexiglas, dopé au plomb, de 1 cm d’épaisseur, suffit à se protéger des
activités faibles (inférieures à 1 MBq). Mais il faut être attentif aux risques de contamination
interne : un radio-isotope, même de faible énergie, est très dangereux lorsqu’il se fixe dans
l’organisme. Il n’y a pas de relation simple et directe entre l’intensité d’irradiation (Bq) et
la dose d’irradiation (Sievert), celle-ci étant fonction de la quantité d’énergie que cède le
rayonnement par unité de masse à la substance irradiée.
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