17 • Méthodes de dosage par marquage
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Dans la mesure du possible on préfère le 14 C au 3 H (tritium) facilement échangeable et
dont l’autoradiolyse entraîne des difficultés de conservation des molécules tritiées.
*
*
*
H
Me
Me
Me
O
Me
HO
N
O
N
N
N
caféine
cholestérol
AZT
Me
Me
Me
Me
Me
H
H
H
N 3
N
HN
O
O
HOCH 2
Figure 17.2 Trois molécules marquées en un seul site avec le 14 C
Ce radio-isotope a une période suffisamment longue qui permet un stockage aisé et
évite de prendre en compte la diminution d’activité au cours du dosage par décroissance
naturelle.
Tableau 17.1 Caractéristiques des principaux radio-isotopes.
Isotope
Période
Type
Energie (MeV)
3 H
12,26 ans
b −
0,02
14 C
5730 ans
b −
0,156
32 P
14,3 jours
b −
1,7
35 S
88 jours
b −
0,167
125 I
60 jours
C.E.I ∗
0,149
(*) capture électronique interne, cf. 13.3.2
Le
14 C utilisé pour préparer les composés marqués provient de l’irradiation, dans un réacteur nucléaire, de cibles solides contenant des atomes d’azote (nitrure d’aluminium ou de
béryllium), par des neutrons de faible énergie dits neutrons thermiques, résultant de la fission
contrôlée d’atomes de
235 U. Le radiocarbone formé est ensuite isolé de la cible après oxydation à l’état de Ba
14 CO 3 , forme sous laquelle il est livré aux chimistes. À partir de
14 CO 2 ,
il est en effet possible d’utiliser l’arsenal des réactions de la chimie organique pour synthétiser différents composés dans lesquels le radio-isotope peut être introduit en une position
spécifique.
17.5.2 Instruments de comptage par scintillation
L’énergie du rayonnement des radio-isotopes choisis étant souvent insuffisante pour traverser la fenêtre d’un compteur Geiger-Müller, la technique de comptage consiste à mettre en
solution le composé avec un scintillateur, baptisé fluor, qui transforme le rayonnement b
en une luminescence proportionnelle au nombre de particules b émises. L’échantillon est
dissous dans un solvant (toluène, xylène ou dioxane — ce dernier pour les produits solubles
dans l’eau) qui joue le rôle de relais pour transférer l’énergie au scintillateur. Le mélange
de scintillation est constitué, par exemple, de PPO (2,5-diphényloxazole — émission dans
l’UV) et de POPOP pour une émission dans le visible plus favorable au photomultiplicateur
(fig. 17.3). Le rendement quantique dépend de l’énergie des particules.
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