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Partie 3 • Autres méthodes
16.3 ANALYSEURS ÉLECTROMAGNÉTIQUES DE TYPE « EB »
Les spectromètres actuels à secteur magnétique correspondent à l’évolution technologique
des montages tel celui de Bainbridge. Ils conduisent à des rapports m/z très précis, mais ils
sont assez vite limités pour l’étude des masses élevées (difficulté de réalisation d’un secteur
magnétique d’un volume important). Ils comportent également, entre l’accélérateur d’ions
et le secteur magnétique (B), un secteur électrostatique (E) (fig. 16.3).
échantillon
chambre
d'ionisation
accélérateur
d'ions
secteur
électrostatique
analyseur
magnétique
détecteur
E
B
Figure 16.3 Un appareil conçu autour d’un analyseur électromagnétique.
Modèle JMS AX505 de la Société Jeol. On reconnaît sur cette photographie, la forme
caractéristique de l’électroaimant (secteur magnétique). Le détecteur est à l’extrême
droite et la source de l’appareil est au centre de la photographie. Dans la configuration
représentée, on notera également que l’appareil est en aval d’une installation de CPG
(reproduit avec l’autorisation de la société Jeol, Japon).
Connue sous le nom de séparation électromagnétique, l’utilisation de spectromètres de
masse à l’échelle préparative (calutrons) a permis aux États-Unis d’isoler, en 1943, quelques
kg de
235 U pour la fabrication des premières bombes atomiques (projet Manhattan). Ce vieux
procédé, qui donne un débit infime sous 10
−3 Pa, a été par la suite, périodiquement utilisé
jusqu’à nos jours, par d’autres pays.
16.3.1 Accélérateur d’ions
Environ 5 % des ions positifs formés soit dans la chambre d’ionisation soit en amont du
spectromètre, selon la méthode d’ionisation de l’appareil, vont effectuer le parcours qui va
les mener jusqu’au détecteur.
La première étape consiste à les accélérer au moyen de plusieurs plaques portées à des
potentiels négatifs croissants, la tension totale U étant comprise entre 2 et 10 kV (fig. 16.4).
Partie 3 • Autres méthodes
16.3 ANALYSEURS ÉLECTROMAGNÉTIQUES DE TYPE « EB »
Les spectromètres actuels à secteur magnétique correspondent à l’évolution technologique
des montages tel celui de Bainbridge. Ils conduisent à des rapports m/z très précis, mais ils
sont assez vite limités pour l’étude des masses élevées (difficulté de réalisation d’un secteur
magnétique d’un volume important). Ils comportent également, entre l’accélérateur d’ions
et le secteur magnétique (B), un secteur électrostatique (E) (fig. 16.3).
échantillon
chambre
d'ionisation
accélérateur
d'ions
secteur
électrostatique
analyseur
magnétique
détecteur
E
B
Figure 16.3 Un appareil conçu autour d’un analyseur électromagnétique.
Modèle JMS AX505 de la Société Jeol. On reconnaît sur cette photographie, la forme
caractéristique de l’électroaimant (secteur magnétique). Le détecteur est à l’extrême
droite et la source de l’appareil est au centre de la photographie. Dans la configuration
représentée, on notera également que l’appareil est en aval d’une installation de CPG
(reproduit avec l’autorisation de la société Jeol, Japon).
Connue sous le nom de séparation électromagnétique, l’utilisation de spectromètres de
masse à l’échelle préparative (calutrons) a permis aux États-Unis d’isoler, en 1943, quelques
kg de
235 U pour la fabrication des premières bombes atomiques (projet Manhattan). Ce vieux
procédé, qui donne un débit infime sous 10
−3 Pa, a été par la suite, périodiquement utilisé
jusqu’à nos jours, par d’autres pays.
16.3.1 Accélérateur d’ions
Environ 5 % des ions positifs formés soit dans la chambre d’ionisation soit en amont du
spectromètre, selon la méthode d’ionisation de l’appareil, vont effectuer le parcours qui va
les mener jusqu’au détecteur.
La première étape consiste à les accélérer au moyen de plusieurs plaques portées à des
potentiels négatifs croissants, la tension totale U étant comprise entre 2 et 10 kV (fig. 16.4).
