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Partie 2 • Méthodes spectrométriques
Lorsque le rapport Dn/J est petit, les protons deviennent fortement couplés. Les intensités des multiplets sont alors très perturbées. Il apparaît de nouvelles raies dites de
combinaison qui rendent plus difficiles l’interprétation des spectres correspondants. C’est
une des raisons du développement des appareils fonctionnant à des fréquences élevées
(300 → 750 MHz), utilisant les aimants supraconducteurs pour obtenir les champs magnétiques nécessaires. Etant donné que Dn est proportionnel à la fréquence propre de l’appareil,
alors que J demeure constant, les rapports Dn/J augmentent et on observe à nouveau des
systèmes faiblement couplés (fig. 15.20). Cependant d’autres phénomènes viennent compliquer les spectres lorsque la fréquence dépasse 600 MHz.
Le système AB. Quand la différence de fréquence de résonance entre deux protons est
comparable à leur constante de couplage J , on se trouve en présence du plus simple des
systèmes fortement couplés. Ce système comporte toujours deux groupes de 2 signaux, ces
derniers séparés de J Hz, mais les intensités ne sont plus égales et les déplacements chimiques, qui ne peuvent plus être lus sur le spectre, doivent être calculés à partir des relations
indiquées sur la figure 15.21.
a
c
b
d
J
J
m
n
ν A
ν A
ν A
ν A
ν A
ν 0
ν 0
ν 0
ν 0
ν B
ν B
ν B
ν B
ν B
Figure 15.22 Caractéristiques définissant un système AB.
a-d) Modification graduelle d’un système de deux protons couplés, à mesure que la
valeur du rapport Dn/J diminue. Aspect typique et formules utilisées pour l’analyse
d’un système AB.
15.15 DÉCOUPLAGE DE SPIN ET SÉQUENCES PARTICULIÈRES
Les appareils de RMN disposent de nombreux perfectionnements pour faciliter l’interprétation des spectres. C’est ainsi qu’il est possible d’annuler l’effet d’un couplage existant entre
noyaux voisins. Ce découplage de spin repose sur le fait qu’un noyau en état de résonance
ne conserve pas le même état de spin au cours du temps. Il est en quelque sorte déboussolé !
Son basculement ininterrompu et surtout très rapide entre ses différents états induit un effet
global moyen sur les noyaux voisins.
Partie 2 • Méthodes spectrométriques
Lorsque le rapport Dn/J est petit, les protons deviennent fortement couplés. Les intensités des multiplets sont alors très perturbées. Il apparaît de nouvelles raies dites de
combinaison qui rendent plus difficiles l’interprétation des spectres correspondants. C’est
une des raisons du développement des appareils fonctionnant à des fréquences élevées
(300 → 750 MHz), utilisant les aimants supraconducteurs pour obtenir les champs magnétiques nécessaires. Etant donné que Dn est proportionnel à la fréquence propre de l’appareil,
alors que J demeure constant, les rapports Dn/J augmentent et on observe à nouveau des
systèmes faiblement couplés (fig. 15.20). Cependant d’autres phénomènes viennent compliquer les spectres lorsque la fréquence dépasse 600 MHz.
Le système AB. Quand la différence de fréquence de résonance entre deux protons est
comparable à leur constante de couplage J , on se trouve en présence du plus simple des
systèmes fortement couplés. Ce système comporte toujours deux groupes de 2 signaux, ces
derniers séparés de J Hz, mais les intensités ne sont plus égales et les déplacements chimiques, qui ne peuvent plus être lus sur le spectre, doivent être calculés à partir des relations
indiquées sur la figure 15.21.
a
c
b
d
J
J
m
n
ν A
ν A
ν A
ν A
ν A
ν 0
ν 0
ν 0
ν 0
ν B
ν B
ν B
ν B
ν B
Figure 15.22 Caractéristiques définissant un système AB.
a-d) Modification graduelle d’un système de deux protons couplés, à mesure que la
valeur du rapport Dn/J diminue. Aspect typique et formules utilisées pour l’analyse
d’un système AB.
15.15 DÉCOUPLAGE DE SPIN ET SÉQUENCES PARTICULIÈRES
Les appareils de RMN disposent de nombreux perfectionnements pour faciliter l’interprétation des spectres. C’est ainsi qu’il est possible d’annuler l’effet d’un couplage existant entre
noyaux voisins. Ce découplage de spin repose sur le fait qu’un noyau en état de résonance
ne conserve pas le même état de spin au cours du temps. Il est en quelque sorte déboussolé !
Son basculement ininterrompu et surtout très rapide entre ses différents états induit un effet
global moyen sur les noyaux voisins.
