8
Partie 1 • Méthodes séparatives
Cette application de la chromatographie, dont le but n’est plus de récupérer les composés
séparés mais de mesurer leurs temps de passage dans la colonne s’est développée lentement.
Ech.
Ech.
Ech.
PM
PM
PM
PM
C
a
b
c
d
PS
PS
b
b
a
a
c
c
1 2 3...
PS
Figure 1.1 L’expérience de base en chromatographie.
a) Les ingrédients nécessaires C, colonne, PS, phase stationnaire, PM, phase mobile et
E, échantillon ; b), le dépôt de l’échantillon ; c) le début de l’élution ; d) la récupération
des produits après séparation.
L’identification d’un composé par chromatographie correspond à une méthode comparative.
Pour identifier un composé, dont on ne sait s’il s’agit de A ou de B, par la méthode
chromatographique, on compare son temps de migration à ceux des deux composés de référence A et B, ceci, sans changer d’appareillage et en se plaçant dans les mêmes conditions
expérimentales.
Dans une telle expérience de chromatographie analytique, on n’a pas effectué des séparations (il s’agit de produits purs) mais simplement repéré des temps de migration. Cependant
il apparaît trois points faibles à cette méthode : le procédé est assez long de mise en œuvre,
l’identification n’est pas absolue, et le contact physique entre l’échantillon et la phase stationnaire peut modifier ses propriétés à demeure, en particulier les temps de rétention.
Ce procédé particulier de fractionnement est né, sous sa forme moderne, au début du
siècle dernier des travaux du botaniste Michaël Tswett à qui on attribue également l’invention des termes de chromatographie et de chromatogramme.
La technique s’est considérablement améliorée depuis ses débuts. On dispose actuellement de chromatographes pilotés par des logiciels qui rassemblent autour d’une colonne
performante et miniaturisée – pour pouvoir séparer des micro-quantités d’échantillon – tout
un ensemble d’accessoires destinés à assurer la répétabilité des expériences successives par
la maîtrise parfaite des différents paramètres de séparation. Pour des analyses successives
d’un même échantillon, réalisées dans des conditions identiques à plusieurs heures d’intervalle, les temps de rétention sont reproductibles à la seconde près (fig. 1.2).
Chaque séparation effectuée donne lieu à un enregistrement particulier appelé chromatogramme, qui correspond au tracé des variations de composition de la phase éluée au cours
du temps. Pour obtenir ce document particulier, il faut placer à l’extrémité aval de la colonne
un capteur dont il existe un grand nombre de variantes.
Partie 1 • Méthodes séparatives
Cette application de la chromatographie, dont le but n’est plus de récupérer les composés
séparés mais de mesurer leurs temps de passage dans la colonne s’est développée lentement.
Ech.
Ech.
Ech.
PM
PM
PM
PM
C
a
b
c
d
PS
PS
b
b
a
a
c
c
1 2 3...
PS
Figure 1.1 L’expérience de base en chromatographie.
a) Les ingrédients nécessaires C, colonne, PS, phase stationnaire, PM, phase mobile et
E, échantillon ; b), le dépôt de l’échantillon ; c) le début de l’élution ; d) la récupération
des produits après séparation.
L’identification d’un composé par chromatographie correspond à une méthode comparative.
Pour identifier un composé, dont on ne sait s’il s’agit de A ou de B, par la méthode
chromatographique, on compare son temps de migration à ceux des deux composés de référence A et B, ceci, sans changer d’appareillage et en se plaçant dans les mêmes conditions
expérimentales.
Dans une telle expérience de chromatographie analytique, on n’a pas effectué des séparations (il s’agit de produits purs) mais simplement repéré des temps de migration. Cependant
il apparaît trois points faibles à cette méthode : le procédé est assez long de mise en œuvre,
l’identification n’est pas absolue, et le contact physique entre l’échantillon et la phase stationnaire peut modifier ses propriétés à demeure, en particulier les temps de rétention.
Ce procédé particulier de fractionnement est né, sous sa forme moderne, au début du
siècle dernier des travaux du botaniste Michaël Tswett à qui on attribue également l’invention des termes de chromatographie et de chromatogramme.
La technique s’est considérablement améliorée depuis ses débuts. On dispose actuellement de chromatographes pilotés par des logiciels qui rassemblent autour d’une colonne
performante et miniaturisée – pour pouvoir séparer des micro-quantités d’échantillon – tout
un ensemble d’accessoires destinés à assurer la répétabilité des expériences successives par
la maîtrise parfaite des différents paramètres de séparation. Pour des analyses successives
d’un même échantillon, réalisées dans des conditions identiques à plusieurs heures d’intervalle, les temps de rétention sont reproductibles à la seconde près (fig. 1.2).
Chaque séparation effectuée donne lieu à un enregistrement particulier appelé chromatogramme, qui correspond au tracé des variations de composition de la phase éluée au cours
du temps. Pour obtenir ce document particulier, il faut placer à l’extrémité aval de la colonne
un capteur dont il existe un grand nombre de variantes.
