1 • Chromatographie, aspects généraux
9
a
alimentation
en phase mobile
temps
chromatogramme
détecteur
b
ou
0
1
1
2
2
3
3
Figure 1.2 Principe de l’analyse par chromatographie.
Le chromatogramme, passage obligé de toute analyse chromatographique, est obtenu
à partir des variations en fonction du temps d’un signal électrique envoyé par le détecteur. Il est soit présenté en temps réel soit en différé à partir des valeurs instantanées
mises en mémoire dans un micro-ordinateur. Les logiciels de chromatographie recalculent ces valeurs pour être mises au format désiré (a, imprimante). Pendant longtemps
il a été obtenu avec un simple enregistreur graphique ou un enregistreur-intégrateur
(b). Chromatogramme illustrant la séparation d’un mélange de 3 constituants principaux. Noter l’ordre d’apparition des pics en correspondance avec la position de chaque
constituant dans la colonne.
L’identification d’un composé moléculaire, à partir du chromatogramme, est quelquefois aléatoire. Une manière plus sûre consiste à associer deux techniques complémentaires.
On réunit, par exemple, un chromatographe et un second appareil « en ligne », tel un spectromètre de masse ou un spectromètre infrarouge. Ces méthodes couplées, du second ordre
(ou bidimensionnelles) permettent de récupérer deux types d’informations indépendantes
(temps de migration et « spectre »). On peut alors déterminer avec certitude la composition
de mélanges complexes ou la concentration de certains composés à partir de quantités de
l’ordre du nanogramme (analyses de confirmation).
1.2 LE CHROMATOGRAMME
Le chromatogramme est une courbe qui traduit la variation au cours du temps d’un paramètre relié à la concentration instantanée du soluté en sortie de colonne (fig. 1.3). Le temps
(ou très rarement le volume d’élution) est porté en abscisse et l’intensité du signal de détection en ordonnée. La ligne de base correspond au tracé obtenu en l’absence de composé
élué. La séparation est complète quand le chromatogramme présente autant de pics chromatographiques revenant à la ligne de base qu’il y a de composés dans le mélange à analyser.
Un constituant est caractérisé par son temps de rétention t R , qui représente le temps
écoulé entre l’instant de l’injection et celui qui correspond sur le chromatogramme au maximum du pic qui lui est lié. Dans le cas idéal t R est indépendant de la quantité injectée.
Un constituant non retenu sort de la colonne au temps t M , appelé temps mort (1) (désigné
également par t 0 ).
(1) Les symboles utilisés suivent les recommandations de l’IUPAC – Pure & Appl. Chem, 65(4), 819, (1993).
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
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Figure 1.2 Principe de l’analyse par chromatographie.
Le chromatogramme, passage obligé de toute analyse chromatographique, est obtenu
à partir des variations en fonction du temps d’un signal électrique envoyé par le détecteur. Il est soit présenté en temps réel soit en différé à partir des valeurs instantanées
mises en mémoire dans un micro-ordinateur. Les logiciels de chromatographie recalculent ces valeurs pour être mises au format désiré (a, imprimante). Pendant longtemps
il a été obtenu avec un simple enregistreur graphique ou un enregistreur-intégrateur
(b). Chromatogramme illustrant la séparation d’un mélange de 3 constituants principaux. Noter l’ordre d’apparition des pics en correspondance avec la position de chaque
constituant dans la colonne.
L’identification d’un composé moléculaire, à partir du chromatogramme, est quelquefois aléatoire. Une manière plus sûre consiste à associer deux techniques complémentaires.
On réunit, par exemple, un chromatographe et un second appareil « en ligne », tel un spectromètre de masse ou un spectromètre infrarouge. Ces méthodes couplées, du second ordre
(ou bidimensionnelles) permettent de récupérer deux types d’informations indépendantes
(temps de migration et « spectre »). On peut alors déterminer avec certitude la composition
de mélanges complexes ou la concentration de certains composés à partir de quantités de
l’ordre du nanogramme (analyses de confirmation).
1.2 LE CHROMATOGRAMME
Le chromatogramme est une courbe qui traduit la variation au cours du temps d’un paramètre relié à la concentration instantanée du soluté en sortie de colonne (fig. 1.3). Le temps
(ou très rarement le volume d’élution) est porté en abscisse et l’intensité du signal de détection en ordonnée. La ligne de base correspond au tracé obtenu en l’absence de composé
élué. La séparation est complète quand le chromatogramme présente autant de pics chromatographiques revenant à la ligne de base qu’il y a de composés dans le mélange à analyser.
Un constituant est caractérisé par son temps de rétention t R , qui représente le temps
écoulé entre l’instant de l’injection et celui qui correspond sur le chromatogramme au maximum du pic qui lui est lié. Dans le cas idéal t R est indépendant de la quantité injectée.
Un constituant non retenu sort de la colonne au temps t M , appelé temps mort (1) (désigné
également par t 0 ).
(1) Les symboles utilisés suivent les recommandations de l’IUPAC – Pure & Appl. Chem, 65(4), 819, (1993).
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
