11 • Fluorimétrie et chimiluminescence
211
moindre énergie que ceux ayant servi à les exciter. Par rapport à la diffusion Rayleigh, le
pic de diffusion Raman est déplacé vers les grandes longueurs d’onde. Pour chaque solvant
la différence d’énergie entre les photons absorbés et les photons réémis est constante, si
bien qu’en modifiant la longueur d’onde d’excitation, on déplace la position du pic Raman
(tab. 11.1 et fig. 11.6).
Tableau 11.1 Positions des pics Raman, calculées pour quatre solvants usuels et cinq longueurs d’onde
excitatrices d’une lampe à mercure
Excitation (nm)
254
313
365
405
436
écart (cm −1 )
eau
278
350
416
469
511
3 380
éthanol
274
344
405
459
500
2 920
cyclohexane
274
344
408
458
499
2 880
chloroforme
275
346
410
461
502
3 020
La diffusion Raman de l’eau sert de test de sensibilité des fluorimètres. Celui-ci consiste
à mesurer le rapport signal/bruit du pic Raman avec une cellule remplie d’eau, par exemple
à 397 nm (25 191 cm
−1 ) si l’excitation est réglée à 350 nm (28 571 cm
−1 ), par suite du
décalage de 3 380 cm
−1 propre à ce solvant.
diffusion Raman
longueurs d'onde
intensité (unités arbit.)
diffusion Rayleigh
(raie excitatrice)
lumière diffractée
(2ème ordre du réseau)
fluorescence
200 300 400
500
100 %
pic Raman
eau
Rayleigh
5 %
350 nm
397 nm
Figure 11.6 Les diverses composantes d’un spectre de fluorescence.
La position de la raie Raman dépend de la longueur d’onde de la raie excitatrice et du
solvant. À droite, test de sensibilité d’un fluorimètre.
La fluorescence n’est pas seulement mise à profit à des fins d’analyse. C’est ainsi qu’on
ajoute aux poudres à laver le linge un additif fluorescent destiné à s’accrocher aux fibres
textiles. Ce composé absorbe les radiations solaires invisibles pour l’œil et restitue l’énergie
captée sous forme de radiations de plus grande longueur d’onde, dans la partie bleue du
spectre visible.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
211
moindre énergie que ceux ayant servi à les exciter. Par rapport à la diffusion Rayleigh, le
pic de diffusion Raman est déplacé vers les grandes longueurs d’onde. Pour chaque solvant
la différence d’énergie entre les photons absorbés et les photons réémis est constante, si
bien qu’en modifiant la longueur d’onde d’excitation, on déplace la position du pic Raman
(tab. 11.1 et fig. 11.6).
Tableau 11.1 Positions des pics Raman, calculées pour quatre solvants usuels et cinq longueurs d’onde
excitatrices d’une lampe à mercure
Excitation (nm)
254
313
365
405
436
écart (cm −1 )
eau
278
350
416
469
511
3 380
éthanol
274
344
405
459
500
2 920
cyclohexane
274
344
408
458
499
2 880
chloroforme
275
346
410
461
502
3 020
La diffusion Raman de l’eau sert de test de sensibilité des fluorimètres. Celui-ci consiste
à mesurer le rapport signal/bruit du pic Raman avec une cellule remplie d’eau, par exemple
à 397 nm (25 191 cm
−1 ) si l’excitation est réglée à 350 nm (28 571 cm
−1 ), par suite du
décalage de 3 380 cm
−1 propre à ce solvant.
diffusion Raman
longueurs d'onde
intensité (unités arbit.)
diffusion Rayleigh
(raie excitatrice)
lumière diffractée
(2ème ordre du réseau)
fluorescence
200 300 400
500
100 %
pic Raman
eau
Rayleigh
5 %
350 nm
397 nm
Figure 11.6 Les diverses composantes d’un spectre de fluorescence.
La position de la raie Raman dépend de la longueur d’onde de la raie excitatrice et du
solvant. À droite, test de sensibilité d’un fluorimètre.
La fluorescence n’est pas seulement mise à profit à des fins d’analyse. C’est ainsi qu’on
ajoute aux poudres à laver le linge un additif fluorescent destiné à s’accrocher aux fibres
textiles. Ce composé absorbe les radiations solaires invisibles pour l’œil et restitue l’énergie
captée sous forme de radiations de plus grande longueur d’onde, dans la partie bleue du
spectre visible.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
