9 • Spectrométrie d’absorption de l’ultraviolet et du visible
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Cette approche donne de bons résultats quand les composés ont des spectres significativement différents, mais elle devient moins précise quand les spectres sont voisins puisqu’une
petite erreur de mesure peut conduire à une variation importante du résultat. Pour cette raison les appareils à barrettes de diodes utilisent plusieurs dizaines de points de données. Le
système à résoudre (rel. 9.14) devenu surdéterminé conduit à de meilleurs résultats.
9.12.2 Régression linéaire multilongueurs d’onde (méthode MLRA)
L’analyse des mélanges a donné lieu à diverses méthodes, rendues possibles avec les spectromètres qui enregistrent les données. Les logiciels d’analyse quantitative peuvent utiliser
un grand nombre de points extraits des spectres de l’échantillon à doser et des solutions
d’étalonnage. À titre d’exemple est décrite, ci-après, une méthode de régression linéaire qui
permet de neutraliser le bruit de fond et donc d’améliorer le résultat d’une analyse de deux
composés connus, présents dans un échantillon (fig. 9.25).
Figure 9.25 Analyse multicomposants.
Spectres d’une solution 1×10 −4 M en permanganate, d’une solution 1×10 −4 M de bichromate et d’une solution contenant 0,8 × 10 −4 M de permanganate et 1,8 × 10 −4 M
de bichromate (d’après Bianco et Coll., J. Chem Educ., 1994, 66(2), p. 178).
L’appareil utilise trois enregistrements mis en mémoire : un spectre de l’échantillon (qui
contient le mélange des deux composés dont on veut trouver les concentrations) et deux
spectres, dans le même domaine spectral, correspondant chacun à une solution de référence
de concentration connue de l’un et de l’autre composé.
Pour chaque longueur d’onde, la loi d’additivité des absorbances permet d’écrire que
l’absorbance du mélange considéré des deux composés (notés a et b), supposés n’interagissant pas l’un sur l’autre, est donnée par l’expression :
A = ´ a c a + ´ b c b
(9.15)
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